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jeudi
8 juin 2000
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Tout
ce qui ne tue pas rend plus fort
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Scandale
incroyable au CNESER !
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Est-ce
cela la démocratie étudiante que l'institution du CNESER est censée promouvoir
? La représentante d'une liste régulièrement enregistrée, venant déposer
des rectifications dans les délais légaux refoulée sans contestation aucune
de ces deux points, mais par l'invocation d'un ordre mystérieux ? Nous
savions que notre liste gênait. Nous venons de voir jusqu'où étaient capables
d'aller certains au moins de ceux qu'elle gêne. |
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Il
est nécessaire pour les syndicats étudiants de lutte de s'unir au sein
d'une nouvelle structure.
Appel lancé par le SEUL et SE Pau |
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Nous proposons une réunion préliminaire pour la création de cette structure les 23,24 et 25 juin. |
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Fusion
UNEF/UNEF-ID : on sabre le champagne au PS
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La réunification des deux UNEF, finalement à l'ordre du jour après 18 mois de louvoiements de la direction de l'UNEF, largement désavouée par sa base, suscite depuis deux jours un grand nombre de réaction dans les rangs du parti socialiste. Toutes favorables comme il fallait s'y attendre. Le député socialiste Julien Dray a souhaité mardi «bonne chance» à la nouvelle structure. «Les dirigeants de l'UNEF-ID et de l'UNEF font preuve de maturité et de conséquence» écrit Julien Dray dans un communiqué. La réunification «devrait permettre de mettre un terme au mouvement de désyndicalisation (...) en offrant aux étudiants un puissant outil de mobilisation et de propositions offensives», ajoute-t-il. C'est sûr. Connaissant les positions de l'UNEF-ID et de la direction de l'UNEF, qui ont mené depuis des années de gigantesques campagnes de cirage de pompe des ministres de l'Education successifs, nous sommes effectivement certains que les étudiants vont s'y précipiter. On a déjà trouvé le slogan : "Tu es jeune ? Tu trouve que Lionel Jospin est un gars fantastique et Allègre un chic type ! Rejoins l'UNEF Inter Discount". |
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Carine
Seiler, présidente de l'Union nationale des étudiants de France indépendante
et démocratique (UNEF-id), répond à une interview de l'AFP
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32
ans après mai 68, qu'est-ce qui vous rassemble et qu'est-ce qui vous oppose
encore? Avec
10.000 adhérents revendiqués sur 2 millions d'étudiants, l'UNEF-id a une
audience très limitée, même s'il reste le premier syndicat étudiant. Quelles
vont être vos priorités pour relancer le mouvement? Vous avez bien lu entre les lignes ? Le syndicat unifié au service des étudiants qui est en train de se bâtir a "mené des campagnes pour U3M", adopté passivement la licence professionelle et compte aider à un tissu associatif fort. Ce que ne dit pas l'interview non plus c'est que les sections UNEFde Paris I et IV, Nantes, Caen, Le Havre, Lille, Rouen, Toulouse, Bordeaux, Lyon, Montpellier, Poitiers, Orléans et d'autres n'ont pas vraiment prévu de se réunifier avec l'UNEF-ID. Alors ?... |
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Le
PS essaie de ressortir son assoc' postiche "Stop la Violence"
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On se souvient du flop retentissant de "Stop la Violence", l'association positche du PS devant remplacer, comme vivier de recrutement, Sos Racisme en piètre état après une politique de plusieurs années ne remettant jamais en cause les lois Chevènement. Après des campagnes de propagande considérable orchestrée par les médias et le gouvernement, "Stop la violence" avait réussi à regrouper pour sa grande manif nationale moins de 500 personnes. On croyait le machin définitivement disparu. Et bien non ! Il faut croire que l'UNEF-ID ne suffit pas au PS pour se reconstituer une assise dans la jeunesse. L'AFP commence à nous sortir des articles du genre "l'association Stop la violence s'installe dans les lycées" ou "SlV prépare une grande campagne de sensibilisation à la rentrée". Vous allez voir que la télé, les journaux et les radios vont essayer de faire prendre la sauce bientôt. On vous montrera dix jeunes en train de diffuser des tracts en vous disant "Stop la violence est de tous les combats", alors qu'il s'agira des dix seuls adhérents en train d'appeler à une fête de quartier. A ce jour, nous disposons des informations suivantes : SlV n'a pas réussi du tout à s'implanter dans les banlieues, malgré le fait qu'un grand nombre d'aides éducateurs, mandatés par les mairies aient essayé. Ils s'implante dans les collèges et lycées parce que la FCPE ou des profs (qui ont leur carte du parti ?) les font venir. Nous n'avons pas eu d'informations nous indiquant qu'ils se soit montés à l'initiative d'élèves. Le mouvement postiche compte aujourd'hui 47 comités locaux, en Ile-de-France pour la moitié, et en province. Ils organisent des combats puissants du type : ateliers d'écriture, théâtre-forum, et dessin. C'est le cas notamment au collège Gabriel Péri de Bezons (Val d'Oise). Nous n'avons jamais entendu parler de revendications venant d'eux traitant de l'accès au service public dans les banlieues, ni à la suppression des lois Pasqua-Debré-Chevènement. Et leur campagne de sensibilisation à la rentrée prochaine aura pour but (sans rire) de "mobiliser des partenaires et susciter l'envie pour des jeunes investis dans le domaine culturel de venir encadrer des ateliers «Stop la Violence» dans les établissements scolaires". A quand une grande campagne autour du macramé ? |
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Lozère
: les instituteurs restent mobilisés contre les suppressions de postes
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Mercredi, en début d'après-midi, à l'appel des syndicats d'enseignants du premier degré et de parents d'élèves, (SNIUPP, CGEN-CFDT, PEEP et FCPE), une délégation a apporté une motion à la préfecture. Il y est repris en lettres capitales la revendication qui a suscité, ces derniers mois, de nombreuses manifestations de masse dans les rues de Mende. Ils refusent, encore et toujours, le projet de suppression de six emplois en Lozère « qui, pourtant, enregistre une nouvelle hausse des effectifs scolarisés ». Et, dans ce document remis au représentant de l'État, il est précisé que dans le rapport des inspecteurs généraux il était dit : « Ces propositions de moyens élémentaires ne tiennent pas compte des possibilités de redéploiements internes à l'académie, en particulier en provenance de la Lozère qui bénéficie d'un potentiel de remplacement injustifié au regard de ses besoins… » Les syndicalistes signataires ont démontré, chiffres officiels en main que cette affirmation est fausse. |
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Gard
: des parents mobilisés pour sauver leur école
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Mercredi à 9 h 30, une cinquantaine de parents d'élèves de l'école Veigalier, accompagnés de leurs enfants, a investi le hall de la mairie de Bagnols/Cèze (Gard). Au même moment, salle Saussine, une commission municipale présidée par l'adjoint à l'enseignement planchait sur la répartition des dérogations pour la rentrée prochaine. C'est précisément cette réunion qui motivait la venue en mairie de la délégation. Les parents d'élèves, plutôt confiants, étaient persuadés que leur école allait pouvoir arracher les dérogations nécessaires au maintien de la 5e classe, pour laquelle ils se battent becs et ongles depuis plusieurs semaines et qui vient de faire l'objet d'une décision de fermeture. En effet, le 30 mai, le Conseil départemental de l'Éducation nationale a confirmé la fermeture de sept classes dans le Gard, dont une classe à l'école primaire Veigalier. La présidente de l'association de parents d'élèves, Joèlle Kieffer, a expliqué que cette fermeture serait gelée jusqu'en septembre : « Une décision définitive sera prise au lendemain de la rentrée. C'est la seule école du département qui bénéficie de cette mesure. » C'est donc relativement confiants que les parents d'élèves se sont présentés mercredi matin en mairie, demandant à être reçus par l'adjoint à l'enseignement. L'un d'eux confiait, il y a quelques jours : « Selon M. Foulquier, une dizaine de dérogations permettraient de sauver la classe menacée. » Au milieu de la matinée, profitant d'une interruption de séance, Jacques Foulquier est venu à la rencontre de la délégation, chiffres en main. Et là, il faut bien dire que les visages se sont soudain obscurcis lorsqu'il a annoncé, pour la rentrée, un effectif oscillant entre 88 et 93 élèves, dérogations comprises (huit dérogations seraient comptabilisées dans ce chiffre). Réaction immédiate et quelque peu ulcérée des parents d'élèves : « Il ne peut y avoir qu'une erreur. L'inspecteur départemental affichait, il y a quelques jours, un effectif de 90 élèves, sans les dérogations. Visiblement, il manque dix élèves. Où sont-ils passés ? Il y a une fuite quelque part. » Réitérant son soutien, l'adjoint à l'enseignement, qui s'est montré plutôt réservé, a tenu à rappeler que la loi des chiffres est malheureusement implacable. « Si l'effectif ne parvient à dépasser la centaine d'inscrits, je doute que l'administration revienne sur sa décision. Mais attendons la rentrée. » La commission d'hier a étudié quelque 110 dérogations. 70 % D'entre elles ont été accordées. |
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Aveyron
: face aux revendications enseignantes le ministère fait le mort
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Les syndicalistes enseignants (Fen, FSU, Sgen-CFDT et CGT) ne sont pas satisfaits. Depuis la grève, et l'occupation des locaux de l'inspection académique, le 24 mars dernier, ils n'ont toujours pas eu de réponses aux questions qu'ils ont soulevées. On se souvient que les ensiegnants, mais aussi le personnel de l'Education Nationale dans son entier, a fait grève en mars pour que l'on prenne en compte les spécificités aveyronnaises : ruralité forte, et donc enseignement dispersé, et présence non moins forte de l'enseignement privé. Les syndicats avaient été reçus le 4 avril dernier par le recteur, puis, le 13 avril, au ministère de l'Education Nationale, par le directeur des enseignements scolaires. A cette occasion, on leur avait promis une réponse écrite dans un délai de trois semaines. Plus d'un mois et demi a passé, et aucune réponse n'est encore arrivée. Du coup, les syndicalistes ont monté un de ces dossiers à caractère exhaustif, qui bénéficient souvent d'un classement sans suite, mais qui ont au moins le mérite de poser les choses précisément avant une mobilisations. Ils se sont aussi fendus d'une lettre au ministre, dans laquelle ils demandent un réexamen de la dotation en personnel pour l'Aveyron, et une augmentation conséquente du nombre de places d'admis aux concours de recrutement. Cette lettre est accompagnée d'une pétition, les personnels de l'Education Nationale s'engageant à une nouvelle mobilisation si une réponse favorable n'intervenait pas rapidement. Mobilisation qui interviendrait à la rentrée prochaine. Quand on vous dit que septembre sera chaud ! |
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Jack
Lang vient passer du cirage à la PEEP
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La représentation des parents à l'école doit être «améliorée», a déclaré samedi dernier à Poitiers le ministre de l'Education nationale, Jack Lang, en annonçant la préparation d'une «charte» fixant les droits et devoirs des parents, enseignants et élèves, au sein des établissements scolaires. «Tout ce qui pourra contribuer à améliorer les mécanismes actuels de représentation des parents doit être entrepris», a déclaré le ministre dans un discours, prononcé en clôture du congrès de la Fédération des Parents d'Elèves de l'Ecole Publique (PEEP). «Je lance l'idée d'élaborer un document qui soit une charte de portée générale, fixant les droits et devoirs de chacun, une sorte de contrat de vie commune», préparé par une «personnalité» du monde éducatif, a déclaré le ministre, en évoquant les «relations parfois tendues» entre les enseignants et les parents. «Un PACS», lui ont répondu les parents. M. Lang a également annoncé la publication en juin de textes pour uniformiser les procédures d'élection de délégués de parents dans le primaire et le secondaire, et améliorer les conditions de distribution de documents associatifs aux familles. Pour convaincre les familles de participer aux élections de leurs représentants, le ministère lancera une campagne de spots télévisés (qui coûtera combien en poste de titulaire enseignant ?), a ajouté Jack Lang. |
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Les
infirmières scolaires du public refusent d'exercer dans le privé
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Le Syndicat national des infirmières conseillères de santé (SNICS-FSU) s'est élevé lundi contre une obligation faite aux infirmières scolaires de l'enseignement public d'exercer parfois également dans le privé. Le SNICS évoque, dans un communiqué, de telles obligations «imposées par l'administration de l'Education nationale» depuis quelques années et qui, dit-il, se développent pour la prochaine rentrée. Il déclare également avoir saisi le premier président de la cour des Comptes, Pierre Joxe, contre de telles mesures. «La loi Debré concernant les établissements privés sous contrat leur permet d'obtenir des subventions particulières, comme le forfait d'externat qui est destiné à payer la rémunération de personnels non enseignants», souligne le SNICS. «Cette loi impose également à ces établissements d'assurer la prévention sanitaire et sociale de leurs élèves. Ainsi, les directeurs d'établissements privés sont censées recruter sur leurs budgets des infirmières pour leurs lycées et collèges», ajoute-t-il. Le SNICS a donc saisi, dit-il, la cour des Comptes «sur un dysfonctionnement qui est l'illustration même de ce que l'Etat verse de l'argent au privé sans aucun contrôle ultérieur de la destination réelle de ces fonds». Il «interpelle également les pouvoirs publics sur le fait que les infirmières, agents de l'Etat, n'ont pas à intervenir dans le privé ni être contraintes à aller y assurer des missions alors que les besoins dans le public ne sont pas couverts». Le SNICS rappelle que les infirmières scolaires ne sont que 5.971 pour 7.738 collèges et lycées et 54.337 écoles publiques, et déclare qu'il en faudrait le double. |
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Sans-papiers
: en France on ne discute pas, on expulse les grévistes de la faim
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Mercredi dernier à Toulouse, il s'est produit à peu près la même chose : voici un article de Hugues, notre correspondant sur les lieux. Mercredi
soir : des sans papiers toulousains qui refusent de le rester (sans papier)
décident d'entamer l'action si médiatisée, la grève de la faim. Pour cela,
ils décident d'investir un local désaffecté appartenant à une clinique
du côté d'Empalot. C'est chose faite dès 18h mais ça ne va pas durer.
En effet, les autorités publiques contrariées par les éclats de ce genre
de protestations, comme cela a pu être le cas à Lille et à Paris dans
le 18ème, ne tarde pas à intervenir. Seulement quatre heures plus tard,
les CRS débarquent en masse, mettent dehors tout les militants et effectuent
un contrôle d'identité général. Bilan: 10 sans papiers et 10 personnes
de nationalité françaises refusant de donner leur identité sont conduites
au poste peu après minuit. |
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Le
parti socialiste se dote d'un texte théorique qui définit le capitalisme
comme "indispensable"
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Le pauvre Jean Jaurès, s'il était encore là, ne reconnaîtrait pas ce qu'est devenu son parti. Le PS a en effet définitivement franchi le (mince) espace qui le séparait de la droite en adoptant un texte intitulé «pour une nouvelle synthèse socialiste» dans le cadre de la préparation du congrès qui aura lieu en novembre. Ce texte a été adopté par 19 secrétaires nationaux ou responsables du Parti socialiste représentant des rocardiens, des jospiniens et des partisans de Martine Aubry. Il comporte ce qu'au PS on appelle une analyse approfondie (nous on appelle ça un paragraphe) caractérisant la «nouvelle période du capitalisme marquée notamment par la globalisation des marchés et la révolution technologique de l'information». Pratiquement, ces cadres du parti sont d'accord sur trois constats: «le socialisme administré est mort», le marché est «indispensable» et la croissance est «créatrice de richesses». C'est beau comme du Madelin. Face à cette situation, il faut arriver à une «nouvelle synthèse» dont le texte définit les principaux éléments. Et, vers le milieu du texte que lit on ? Que la mise en place de l'«éducation tout au long de la vie» est nécessaire. La non-validité permanente des diplômes prévue par Jacques Attali dans son rapport, qui obligerait les étudiants à revenir régulièrement à l'université pour "réinvestir leur diplôme" est donc encore à l'ordre du jour.Le pauvre Jean Jaurès, s'il était encore là, ne reconnaîtrait pas ce qu'est devenu son parti. Le PS a en effet définitivement franchi le (mince) espace qui le séparait de la droite en adoptant un texte intitulé «pour une nouvelle synthèse socialiste» dans le cadre de la préparation du congrès qui aura lieu en novembre. Ce texte a été adopté par 19 secrétaires nationaux ou responsables du Parti socialiste représentant des rocardiens, des jospiniens et des partisans de Martine Aubry. Il comporte ce qu'au PS on appelle une analyse approfondie (nous on appelle ça un paragraphe) caractérisant la «nouvelle période du capitalisme marquée notamment par la globalisation des marchés et la révolution technologique de l'information». Pratiquement, ces cadres du parti sont d'accord sur trois constats: «le socialisme administré est mort», le marché est «indispensable» et la croissance est «créatrice de richesses». C'est beau comme du Madelin. Face à cette situation, il faut arriver à une «nouvelle synthèse» dont le texte définit les principaux éléments. Et, vers le milieu du texte que lit on ? Que la mise en place de l'«éducation tout au long de la vie» est nécessaire. La non-validité permanente des diplômes prévue par Jacques Attali dans son rapport, qui obligerait les étudiants à revenir régulièrement à l'université pour "réinvestir leur diplôme" est donc encore à l'ordre du jour. |
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Manifestation
d'infirmiers de blocs opératoires à Paris
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Environ 600 infirmiers de bloc opératoire , venus de toute la France, se sont rassemblés mardi devant le ministère de l'Emploi et de la Solidarité dans le cadre d'une journée d'action nationale pour la reconnaissance de leur qualification. Vêtus des blouses et calots verts de rigueur dans les blocs, les infirmiers en colère représentaient 33 hôpitaux de province et 18 établissements franciliens, à l'appel de syndicats (Sud-CRC, CGT, FO AP-HP), de la Coordination nationale infirmière et d'associations catégorielles. Une infirmière déguisée en jardinier a simulé une opération sur un mannequin, pour parodier les personnels non-infirmiers employés comme aides-opératoires dans les cliniques privées. L'article 38 de la loi sur la couverture maladie universelle (CMU), qui doit régulariser ces aides-opératoires exerçant cette activité depuis 6 ans, permet «l'exercice illégal de la profession», ont indiqué les manifestants. Les infirmiers de bloc opératoire diplômés d'Etat (Ibode, au nombre de 4.000 en France) et infirmiers DE, en fonction dans les blocs (également 4.000), réclament que leur soit reconnue «l'exclusivité de fonction» dans un décret à paraître en juillet, relatif aux actes infirmiers, ainsi qu'une «grille indiciaire spécifique aux infirmiers spécialisés». «On nous fait faire des écoles, des stages et passer des diplômes pour nous dire ensuite que des gens de 6 ans d'expérience peuvent faire notre boulot. Non !», tempête Nicole Baudier, Ibode depuis 20 ans à la Miséricorde (Caen). «Ces gens-là sont compétents mais sans qualification», modère Bruno Hélin, infirmier Sud-CRC à Mondor (Val-de-Marne). «On (le ministère) nous parle d'exigence de qualité et de qualification et maintenant on brade notre métier», regrette-t-il. Une délégation a été reçue au ministère. Les associations AEEIBO (enseignants), Unaibode (infirmiers de bloc) et Snibode (syndicat d'infirmiers de bloc) sont à l'origine du mouvement lancé le 23 mai dernier. |
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