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L'UNEF-ID, qui avait fait campagne en 1999 pour "Changer la MNEF",
vient de tomber , ainsi que SOS-Racisme et avec eux une part non négligeable
du dispositif du parti socialiste dans la jeunesse. Lorsqu'on se rappelle
que l'UNEF Inter Discount jouait les monsieurs propres il y a moins d'un
an, une espèce d'immense fou rire vous traverse le larynx.
La mise en examen de l'UNEF Inter Discount pour “recel de détournement
de fonds publics”, assortie d'une convocation devant les juges le 27 juin,
a été notifiée par courrier à Carine Seiler (présidente inter discount)
jeudi matin. Ses responsables devront s'expliquer sur les salaires versés
par la MNEF à quatre anciens responsables, dont deux ex-présidents, Pouria
Amirshahi et Philippe Campinchi.
SOS Racisme, pour sa part, est mis en examen pour “recel d'abus de confiance”.
Ses responsables, convoqués devant les juges le 28 juin, devront s'expliquer
sur le salaire versé entre le 1er avril 1994 et le 31 août 1995 à une
permanente de l'association, Claire Robillard, par la mutuelle interprofessionnelle
de France (MIF), filiale de la MNEF.
Ces mises en examen interviennent après celle des députés socialistes
de Paris, Jean-Christophe Cambadélis (XIXe arrondissement), et Jean-Marie
Le Guen (XIIIe arrondissement), soupçonnés d'avoir perçus des fonds de
la part de la mutuelle ou d'une filiale, sans véritable contrepartie de
leur part.
Au total, une trentaine de personnes, dont l'ancien ministre des Finances
Dominique Strauss Kahn, ou le patron de presse Alain Ayache ont été mises
en examen dans le cadre de la gestion contestée de la mutuelle étudiante,
qui est devenue “l'affaire MNEF”.
“Nous nous y attendions, nous ne sommes pas surpris, c'est dans la logique
de la démarche du juge”, a d'ailleurs déclaré la présidente de l'UNEF-ID,
Carine Seiler qui espère ainsi trouver l'occasion “d'expliquer la nature
des relations entre la mutuelle et le syndicat” et “montrer qu'il y avait
une contrepartie évidente pour la MNEF à ces emplois”. Oui, oui, allons-y
déballe tout, histoire que les étudiants comprennent bien ce qu'est une
machine à fric aux ordres d'un parti politique.
En l'occurrence, il y a un vrai service rendu, souligne un autre responsable
étudiant. “Ce sont les militants de l'UNEF-ID qui incitent les étudiants
dans les universités à adhérer à la MNEF plutôt qu'à une autre mutuelle
pour leur couverture santé”, souligne-t-il. Bien, bien, et ça c'est censé
être un argument de défense donc...
Même son de cloche chez SOS Racisme, où sur le fond le mouvement estime
n'avoir “rien à se reprocher”. “A cette époque, nous ne voyions pas le
caractère illégal de cette situation”, déclare Malek Boutih, président
de l'association . “SOS-Racisme devait faire la promotion de la nouvelle
mutuelle et en contre-partie, celle-ci payait un salaire à l'association.
Il n'y a eu ni recel, ni abus de confiance, mais un échange”, a-t-il dit
jeudi en estimant que “de nombreuses associations ont recours à ces subventions
indirectes”.
Pour
en savoir plus sur l'affaire de la MNEF
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Des
associations et syndicats d'enseignants de Côte d'Or ont lancé une
pétition pour protester contre l'attribution de subventions publiques
à un institut d'enseignement supérieur catholique.
Réunis au sein du comité départemental d'Action laïque, ils demandent
la “création d'une commission parlementaire destinée à vérifier la régularité
de ce financement pour une juste application des lois républicaines”.
Fin 1998 et en 1999, le conseil général de Côte d'Or, la ville de Dijon
et le conseil régional ont voté trois subventions d'un total de 20 millions
de francs au Centre universitaire catholique de Bourgogne (CUCDB). Les
subventions devaient aller à la réhabilitation des locaux de cette annexe
de l'Université catholique de Lyon.
“Les conditions d'attribution, le fait que les enseignements prévus (pour
une poignée d'étudiants) sont déjà dispensés par l'Université de Bourgogne,
le caractère cultuel, rendent tout à fait inacceptable que l'argent public
soit ainsi dépensé au profit d'une institution confessionnelle”, affirme
une pétition.
Ces associations et syndicats ont déjà déposés des recours en annulation
de ces subventions devant le tribunal administratif. Le premier, contre
la décision du conseil régional, a été rejeté mais fait l'objet d'un appel.
Les deux autres recours n'ont pas encore été jugés.
Fonds publics à l'école publique !
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"La
France va mettre l'accent sur la mobilité des étudiants et des enseignants
dans l'Union européenne, dans le cadre de sa présidence de l'UE qui débute
en juillet", a indiqué le ministre français de l'Education nationale Jack
Lang, jeudi à Luxembourg.
Jack Lang, qui maîtrise la novlangue à la perfection affirme que le développement
des échanges entre jeunes Européens doit leur permettre de “construire
un sentiment d'appartenance commune à une même aventure collective”. Il
souhaite aussi “que les jeunes aient la chance de travailler et d'étudier
dans un esprit européen”.
Concrètement, la France espère voir adopter une recommandation et un plan
d'action sur la mobilité des lycéens, des étudiants et des enseignants
lors du Sommet européen de Nice en décembre. La présidence française organisera
sur ce thème une réunion informelle des ministres de l'Education le 11
septembre.
Pour
en savoir plus sur la question de la mobilité des étudiants.
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