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mercredi
14 juin 2000
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Partout,
les oppositions relèvent la tête
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L'opposition
à la ligne "pro-Allègre" croît dans la FCPE
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Le congrès 2000 de la Fédération des conseils de parents d'élèves des
écoles publiques (FCPE), qui s'est tenu du 10 au 12 juin à Pessac (voir
l'édition de lundi), a adopté le rapport
d'activité de sa direction, avec cependant un gros avertissement.
Les 400 délégués ont voté un «quitus» à 70,98% de leurs mandats, contre
70,23% l'an passé. Cependant, les votes "contre" ont progressé : 18,57%
en 2000 et seulement 16,52% en 1999, l'abstention passant de 13,25% l'an
dernier à 10,43% cette année.
L'augmentation des oppositionnels est dûe aux positions prises par la
FCPE face aux réformes engagées par le précédent ministre de l'Education
nationale, Claude Allègre, et notamment celle des lycées approuvée dès
le départ par la FCPE. Les militants FCPE n'ont pas apprécié que, lors
du mouvement intersyndical de grèves et de manifestations du début de
l'année, la FCPE ait décidé de "prendre ses distances". Certains parents
très impliqués dans le mouvement, notamment en Ile-de-France, ont sanctionné
cette mise en retrait de la FCPE dans leur vote. Pourtant, le système
de délégué étant ce qu'il est au sein de la FCPE, il est très net que
l'opposition au sein de cette fédération représente bien plus de 18,57
%.
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Quelques
précisions sur le SNETAA (rectificatif)
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Dans notre dernière édition, nous indiquions
que “le Syndicat national des professeurs de lycées professionnels (SNETAA-FSU),
majoritaire dans ce secteur, appelait à la grève pour le lundi 4 septembre
2000 afin de protester contre la récente refonte des grilles horaires
dans ce secteur”.
Il fnous faut pondérer cette annonce par plusieurs élèments. Certes, aux
dernières élections professionnelles (décembre 1999), le SNETAA a obtenu
la majorité relative des voix. Pourtant, depuis, par sa position dans
les grèves et les mouvements dans l'éducation nationale de cette année,
il s'est déconsidéré aux yeux des enseignants. Il a été le grand absent
des manifestations, et a, par ses votes au CSE, avalisé la réforme. D’autre
part, il faut rappeler que c'est le secrétaire général du SNETAA qui est
le co-auteur de ladite réforme. Il eût pu penser, avant de participer
à sa rédaction, aux fâcheux effets qu'elle entraînerait. (Remerciements
à Mme Voltaire, qui a éclairé notre lanterne).
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Les
entreprises continuent leur pénétration dans les universités avec la bénédiction
des ministères
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Arborescience est un "nouveau service Internet de recrutement et de mobilité"
, destiné au monde de la recherche et de la technologie : établissements
publics de recherche, universités, grandes entreprises, PME, startups
de haute technologie, etc. Tout cela avec le soutien de la Conférence
des Présidents d'Universités qui diffusent des annonces sur Arborescience
sur sa newsletter. Le public visé est celui des jeunes chercheurs (post-docs,
doctorants...), mais aussi celui des chercheurs confirmés, des dirigeants,
des personnels techniques et administratifs de laboratoire et des jeunes
en formation scientifique (DEA, Mastères...) des pays francophones ou
européens. Arborescience est le résultat d'une collaboration entre le
magazine La Recherche, l'association Bernard Grégory, des établissements
d'enseignement et de recherche publique et de grandes entreprises. Le
démantèlement du service public laïque par le biais d'internet continue,
au plus grand plaisir de notre gouvernement de "gauche" et des patrons.
De quoi satisfaire les entreprises, lesquelles, il est vrai, manquent
vraiment de main d’oeuvre... bon marché, cela va de soi !
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Lille
: huit ou neuf sans-papiers régularisés sur 25, ça ne fait pas le compte
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Mgr Gaillot s’est rendu, lundi, au chevet des 22 sans-papiers grévistes
de la faim hospitalisés depuis la fin de la semaine dernière dans différents
hôpitaux de Lille et de son agglomération.
Il est ensuite allé s'entretenir avec le préfet Rémy Pautrat qui “s'est
engagé à réexaminer le dossier des grévistes à condition qu'ils mettent
préalablement un terme à leur action”, a déclaré Mgr Gaillot.
“C'est la première fois que je vois une Bourse du travail gardée par des
CRS, et dans ma conception démocratique, ça ne va pas bien. C'est une situation
tout à fait anormale à mes yeux”, a estimé Jacques Gaillot, qui a appelé
le monde politique à prendre en mains la question des sans-papiers. “Nous
avons entendu le message du préfet. Nous avons une caution morale en la
personne de Mgr Gaillot qui pourra témoigner des engagements du préfet du
Nord”, a déclaré Roland Diagne, responsable du collectif des sans-papiers
du Nord (CSP-59) présent aux côtés de l'évêque.
En effet, la préfecture s'est engagée à régulariser huit ou neuf des 25
sans-papiers qui avaient entamé une grève de la faim début avril. Et les
autres ?
Pour paraphraser Hugo, si l'Eglise veut la misère secourue, nous, nous
la voulons supprimée. |
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Communiqué
du comité des sans-papiers (59)
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"En raison du caractère exceptionnel de votre situation un entretien individuel
vous sera prochainement accordé en Préfecture pour un nouvel examen de
votre dossier". C'est par cette froideur administrative que la Préfecture
s’adresse à des hommes et des femmes à 61 jours de grève de la faim. On
est vraiment très loin de la préoccupation officielle affichée par la
Préfecture sur "l'état de santé des grévistes nécessitant une hospitalisation
de force" et du prétexte "sécuritaire" de P. Mauroy.
Devant cette non assistance à personne en danger de la part de la Préfecture,
le CSP59 a pris toutes ses responsabilités:
1) le CSP59 prend acte de l'impossibilité du fait de la pression policière
d'assurer un lieu de regroupement décent pour les grévistes.
2) il prend également acte de la poursuite de la grève de la faim dans
les hôpitaux par 22 des grévistes.
3) le CSP59 maintient sa présence dans la Bourse du Travail.
4) Il continue la mobilisation quotidienne à l'extérieur et son programme
de manifestations.
5) Désormais les AG auront lieu devant la Bourse du Travail en coordination
avec les camarades à l'intérieur.
6) Conscient que l'animation de cette présence quotidienne perturbe le
voisinage, il appelle l'ensemble des manifestants à respecter l'horaire
légal de 22h.
7) Le CSP59 constate la tendance à la provocation des forces de répression:
refus que les camarades femmes à l'intérieur reçoivent des serviettes
hygiéniques, refus de faire entrer le week end des militants syndicaux
CGT, limitation de la liberté de mouvement des personnes présentes à l'intérieur,
destruction de la banderole de l'UD CGT, parfois insultes racistes, tapage
nocturne par des klaxons des véhicules de police, arrestations de soutiens
(Yann qui passe en procès le 4 juillet, Stephane qui passe en procès le
17 octobre), etc.
Le
CSP59 appelle à ne pas répondre aux provocations, notre force est dans
la justesse de notre cause et dans notre calme détermination. Même les
grévistes de la faim et les soutiens sont soumis à des pressions multiples:
1) Expulsion de l'hôpital de Seclin de deux grévistes, lesquels sont restés
près de deux heures à terre devant l 'entrée de l'hôpital, puis réadmission
après l'intervention du CSP59.
2) Convocation dans le cadre de l'enquête judiciaire pour "non assistance
à personne en danger" de soutiens qui rendent visitent à des grévistes
à l'hôpital de Tourcoing, fichage par des policiers ou des infirmières
de soutiens visiteurs et présence policière dans les hôpitaux.
3) Refus dans les hôpitaux (CHR de Lille, Roubaix, Tourcoing, Seclin,
Armentières) des visites.
4) Des médecins (!?) qui présentent des plats succulents à des grévistes
de la faim, lesquels les renversent.
5) Des médecins qui conditionnent les soins au fait de manger.
6) Des grévistes de la faim qui n'ont pas l'accès aux douches.
7) Des rumeurssont diffusées sur un soi-disant "arrêt de la grève de la
faim" afin de décourager les grévistes.
8) Le placement en hôpital psychiatrique d'une gréviste alors que le directeur
du service des étrangers lui même atteste s'être entretenu "normalement"
avec elle. Il est clair qu'après l'expulsion et la violence, au lieu des
papiers qu'ils revendiquent, la Préfecture harcèle les grévistes de la
faim à plus de 60 jours pour briser leur détermination.
L'Etat,
Chevènement et le Préfet ont un comportement qui est dangereux pour des
vies humaines et pour la démocratie. Pour caresser dans le sens du poil
une partie de l'électorat à tendance raciste et chauvine, ils n'hésitent
pas à mettre en péril la vie de personnes qui ne demandent que des papiers
pour travailler et vivre dignement, ils n'hésitent pas pour cela à bafouer
la valeur républicaine qui proclame que "la France est une terre d'accueil".
Pire, ils imposent l'occupation de fait de la Bourse du Travail nuit et
jour par les forces de répression, cette maison des travailleurs, jamais
vue de mémoire depuis 1908.
Face à ces atteintes flagrantes à la démocratie et au droit à une vie
décente des sans papiers décidées par Jospin et Chevènement, le CSP59
appelle à une massification de la mobilisation, aux visites des personnalités,
des délégations des associations, syndicats, partis aux grévistes, à une
présence quotidienne devant la Bourse du Travail à 18h, aux protestations
contre l'occupation permanente de la Bourse du Travail par les CRS et
à la multiplication des pressions sur la Préfecture et le gouvernement
pour obtenir la régularisation et la vie sauve pour les grévistes.
Lille, le 11/06/2000
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tous les mercredis à 18h de la Bourse du Travail à République
- tous les Dimanches à 11h au Marché de Wazemmes
- tous les jours à 18h devant la Bourse du Travail
- Samedi 17 juin à 15h Place de la République au 71éme jour: Manifestation
pour sauver la vie des grévistes
Comité des sans papiers 59 (CSP59), 57 rue des Meuniers 59000 Lille tél:06.84.91.36.87.
fax:03.20.52.76.92.
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