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Les bibliothèques universitaires
Les
moyens accordés pour 2001 en augmentation
Le projet de loi de finances pour 2001 exprime un effort plus soutenu
de l’Etat en faveur du développement et de la modernisation des bibliothèques.
Subvention de fonctionnement : 20 MF
Emplois de bibliothèques : + 150
8 conservateurs
24 bibliothécaires
38 bibliothécaires adjoints spécialisés
45 magasiniers en chef
35 magasiniers spécialisés
Améliorer du déroulement de carrière des agents, par un repyramidage des
corps de bibliothécaires et de conservateurs.
La politique de construction de nouvelles bibliothèques est poursuivie
et amplifiée 50.000 m_ supplémentaires sont mis en service en 2000 ; 56.000
m_ le seront au cours de l’exercice 2001.
Au-delà de ces opérations déjà financées, le plan U3M et les CPER 2000-2006
prévoient 3.800 MF pour la construction de bibliothèques. Un effort particulier
sera consenti pour améliorer la situation en Ile-de-France et à Paris.
Une attention spéciale est portée à la qualité architecturale de ces nouvelles
constructions ainsi qu’au confort des places de travail, à l’accès direct
aux ressources documentaires, à la connectique et à la généralisation
des équipements informatiques.
L’amélioration des services aux usagers constitue la priorité de l’action
de l’Etat.
L’augmentation des horaires d’ouverture se poursuit à un rythme soutenu :
à cette rentrée universitaire, la moyenne hebdomadaire se situe à 55 heures
dans les 230 principaux sites de bibliothèques.
Les créations d’emplois inscrites au PLF 2001, d’une part, le développement
du monitorat étudiant dans les bibliothèques (qui représente une dépense
de 65 MF par an, dont 22 MF sont apportés par l’Etat au travers des contrats
d’établissements), d’autre part, permettront de développer encore cette
politique en 2001.
La mise en accès direct des ressources constitue un enjeu décisif : 30
% des collections sont aujourd’hui en libre accès contre 20 % seulement
il y a quelques années.
La diversité des ressources documentaires (imprimés, cédéroms, ressources
en ligne), l’évolution extrêmement rapide de l’offre, la variété des outils
techniques rendent désormais nécessaire la formation des usagers à la
recherche et à l’évaluation de l’information scientifique. C’est dans
ce nouveau contexte que le ministère soutient les nombreuses actions de
formation à la documentation engagées par les établissements et qui associent
les enseignants-chercheurs et les personnels de bibliothèque. Il s’attache
également au développement d’outils collectifs, comme FORMIST, qui ont
vocation à mettre à disposition des formateurs et des usagers des supports
pédagogiques. L’augmentation des crédits de fonctionnement permettra de
poursuivre la politique de développement des ressources documentaires,
tant sur support traditionnel que sur support numérique.
Au cours des dix dernières années, le ratio volumes acquis pour 1.000
étudiants est passé de 340 à 600, celui des abonnements en cours pour
1.000 étudiants de 64 à 86. Les ressources documentaires électroniques
occupent désormais une place grandissante. De 28 MF en 1998, les dépenses
correspondantes sont passées à 43 MF en 1999 et représentent aujourd’hui
environ 60 MF. Le ministère soutient financièrement plusieurs groupements
ou consortia universitaires constitués pour l’acquisition de ces ressources
et permettant d’accéder à de vastes ensembles de revues électroniques
indispensables à la recherche. Toutes équipées de systèmes intégrés de
gestion, les bibliothèques se dotent actuellement de systèmes d’information
documentaires Ces systèmes permettent à tous les membres de la communauté
universitaire d’accéder à partir de postes de travail banalisés : au catalogue
de l’établissement et aux catalogues collectifs ; à des ressources gérées
en intranet : réseau de cédéroms, documents numérisés par l’université
(cours, rapports de recherche, etc.) à des ressources Internet sélectionnées
et organisées, gratuites ou payantes (bases de données, revues de sommaires,
périodiques électroniques, etc.)
18 universités ont mis en œuvre un tel outil et 39 sont engagées dans
un projet de cette nature. 35 MF ont été consacrés en 2000 à cette action,
notamment au travers des contrats d’établissement. Cet effort sera poursuivi
en 2001.
En avril 2000, le nouveau catalogue collectif de l’enseignement supérieur
a été mis en ligne sur Internet (http://www.sudoc.abes.fr).
Recensant les ouvrages, les périodiques et les thèses, il contient 5 millions
de notices bibliographiques et 12 millions de localisations. Il sera,
avec le catalogue de la Bibliothèque nationale de France et le catalogue
des fonds anciens des bibliothèques municipales, l’un des trois éléments
constitutifs du catalogue collectif de France (CCFr), dont la gestion
a été confiée à la B.N.F. Il est alimenté, d’une part, grâce à l’activité
catalographique des bibliothèques, d’autre part, à travers des opérations
de numérisation rétrospective des catalogues sur fiches.
En 2001, un nouveau marché de conversion rétrospective sera lancé par
le ministère. Le catalogue collectif constitue le cœur du “ système universitaire
de documentation ”. Celui-ci a vocation à alléger le travail de signalement
des documents grâce au recours à des réservoirs de données et au catalogage
partagé ; faciliter la fourniture à distance de documents, par un lien
direct entre les notices signalétiques et la procédure de commande ; permettre
le signalement et l’accès aux ressources électroniques. Déployé actuellement
dans 7 universités pilotes, il connaîtra un déploiement général au cours
des prochains 18 mois. Etapes majeures de la recherche, les thèses doivent
être mieux valorisées, tant dans l’intérêt des jeunes docteurs et des
établissements de soutenance que pour permettre une meilleure visibilité
de la recherche française. Un rapport remis en mai 2000 et consultable
sur Internet (http://www.sup.adc.education.fr/bib/)
a posé les bases d’un nouveau dispositif fondé sur : le respect des prérogatives
des jurys et du droit de la propriété intellectuelle ; une architecture
distribuée, répartissant de façon équilibrée les rôles entre le doctorant,
l’université et l’Etat ou un opérateur national ; la conversion des thèses
dans un format d’archivage et de diffusion, de façon à permettre leur
consultation via Internet. Les outils de base de ce nouveau dispositif
seront mis en place dans les prochains mois et seront déployés progressivement
dans les établissements.
L’aménagement
universitaire
Les
relations entre l’université et la ville ont été largement prises en compte
pour la mise en œuvre du schéma U 2 000. De la même manière, un certain
nombre d’orientations fortes doivent être énoncées ou rappelées au moment
où le schéma U3M entre dans une phase opérationnelle.
U
2 000
Le schéma U 2 000 devait répondre à une importante demande de surfaces
nouvelles, motivée par le doublement rapide des effectifs étudiants. Les
villes, les départements, les régions ont fortement participé au côté
de l’état, au financement des opérations de construction.
L’université
et la ville
Ce schéma ne s’est pas contenté d’une réponse quantitative. Il a été l’occasion
d’engager une véritable révolution culturelle : le retour de l’université
au cœur de la cité. L’université est porteuse de tous les espoirs et des
villes souhaitent que les étudiants participent à la vie locale. Certaines
ont ramené des bâtiments universitaires de la périphérie vers le centre,
d’autres ont réduit l’isolement des campus en les reliant à la vie urbaine
par des moyens de transport. Des liens nouveaux ont été créés entre l’enseignement,
la recherche et le monde économique.
U3M
Le schéma U3M veut être une réponse à des besoins qualitatifs : améliorer
la vie des étudiants, améliorer l’accueil des chercheurs et des étudiants
étrangers, développer la recherche... Les investissements envisagés sont
très lourds : 40 milliards de F inscrits pour l’enseignement supérieur
dans les contrats de plans qui viennent d’être signés. Les thèmes spécifiques
à U3M pourraient être les suivants :
L’université dans son territoire
L’aménagement universitaire est une notion qui semble émerger des approches
qui ont été menées dans les régions à l’occasion de l’élaboration des
schémas U3M.. En Ile de France et en particulier dans Paris, où la situation
était complexe et confuse, un accord a été trouvé entre les 17 universités
des trois académies de la région sur une vision partagée de l’aménagement
universitaire.
Les questions de la carte des formations, de la structuration de la recherche,
de la vie des étudiants doivent être approchées globalement et des solutions
peuvent être trouvées à cette échelle : mutualisation de certaines fonctions,
équilibre et lisibilité des établissements, accessibilité des sites.
Les pôles européens sont déjà engagés dans cette démarche globale. Elle
doit être généralisée.
L’université,
lieu de vie
Les crédits des contrats de plan réservés pour la vie de l’étudiant doivent
permettre de répondre à l’amélioration des conditions de vie sur les campus
( le º des crédits des CPER sont prévus pour la construction de résidences,
restaurants, bibliothèques, équipements sportifs, maisons de l’étudiant…)
Ce volet des CPER doit être prioritaire. Un certain nombre d’établissements
sont déjà bien engagés dans cette démarche (Grenoble, Cergy…). Ces actions
doivent s’harmoniser avec les politiques sociales pour les étudiants,
portées par la DES.
L’université, lieu de culture
Les missions d’enseignement et de recherche sont réalisées pleinement
par les établissements. Les missions culturelles prévues par la loi de
1984 le sont moins. Il est nécessaire que le rayonnement culturel, mais
également artistique, des universités françaises puissent rivaliser avec
celui des autres universités européennes. Ce rayonnement, ainsi que la
qualité de vie dans les sites d’enseignement supérieur sont des facteurs
considérables d’attractivité. Maintenant que des liens forts existent
entre les villes et leurs universités, celles-ci peuvent et doivent devenir
des foyers vivants, au sein de la cité, où se pense, se pratique, se diffuse
la culture et toutes formes d’art. Les espaces d’enseignement des filières
art, trop longtemps négligés et mal conçus, doivent être exemplaires;
les projets inscrits dans les CPER devront voir le jour rapidement; des
espaces pour des pratiques artistiques et culturelles libres seront mis
à la disposition des étudiants ; la commande publique (le 1% ) sera un
des moyens de diffusion de l’art d’aujourd’hui dans l’espace universitaire.
Les contrats d’établissements seront, entre autre, le reflet de ces grandes
orientations. Les commissions de sites peuvent être une des instances
où elles se mettront en œuvre.
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