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Le plan U3M
Les
principales caractéristiques du plan U3M sont, outre l’importance donnée
à la vie étudiante et aux bibliothèques (le quart du total), la place
accordée à l’Ile-de-France, la prise en compte des besoins du secteur
des lettres et sciences humaines à la fois pour l’enseignement et la recherche
universitaire, ainsi que le remembrement des sites et la mise en réseau.
C’est donc un plan global, qui doit favoriser le développement et la modernisation
du système d’enseignement supérieur et de recherche. Il constitue la première
étape de mise en œuvre du schéma de services collectifs de l’enseignement
supérieur et de la recherche. Son application relève à la fois du ministère
de l’Education nationale et du ministère de la Recherche.
Le plan U3M représente un effort conjoint de l’Etat et des collectivités
territoriales, complété par les fonds structurels européens, effort que
l’on peut chiffrer à plus de 50 milliards de francs sur la période 2000-2006.
40,2 milliards de francs sont inscrits dans les contrats de plan Etat-régions.
La part de l’Etat s’élève en 2000-2006 à 17,2 milliards de francs dont
14,3 milliards de francs relevant du ministère de l’ Education nationale.
7,5 milliards de francs hors contrat de plan sont réservés au désamiantage
de Jussieu, à la rénovation du Muséum, au musée du quai Branly et à la
sécurité des bâtiments universitaires pour 2,7 milliards. L’effort de
l’Etat dans ces CPER marque une progression de plus de 40% par rapport
à 1994-1999.
Les crédits d’investissement pour 2001 traduisent cet engagement. Ils
s’accroissent globalement de 360 MF en autorisations de programme (+ 9
%) et atteignent 4,4 milliards de francs. Ils permettent, pour les CPER,
de couvrir un peu plus du 7ème de leur montant total. L’ensemble de ces
projets amorce déjà la transformation du paysage universitaire et de recherche,
vers une meilleure lisibilité, une meilleure offre territoriale, et un
rayonnement renforcé à l’échelle européenne et internationale.
Le
budget 2000 : répartition des moyens
La
loi de finances 2000 a prévu en faveur des établissements d’enseignement
supérieur pour la rentrée 2000 les moyens supplémentaires suivants : 1241
emplois et autorisations de recrutement d’enseignants, 472 emplois IATOS
(dont 80 pour les bibliothèques), + 62 MF de crédits de fonctionnement
(dont 10 MF en faveur des bibliothèques).
La répartition a été réalisée en privilégiant les établissements qui connaissent
un sous-encadrement manifeste ou dont la croissance démographique justifie
des besoins supplémentaires, qu’il s’agisse d’universités encore en augmentation
d’effectifs ou d’instituts universitaires de technologie et d’écoles d’ingénieurs
en plein développement.
Sur les emplois IATOS, un effort particulier a été demandé aux établissements
les mieux dotés, par redéploiement de 50 emplois, ce qui a permis de distribuer
au total 442 emplois (hors bibliothèques) en faveur principalement des
établissements les moins favorisés.
Sur la dotation globale de fonctionnement, la politique de redéploiement
engagée en 1998 a été poursuivie à la rentrée 2000, à hauteur de 23 MF.
Là aussi, l’objectif premier a été de compenser les retards importants
constatés dans certains établissements. Des crédits complémentaires ont
notamment été versés en début d’année en faveur des IUT les plus déficitaires
et de ceux qui ouvrent de nouveaux départements à la rentrée 2000.
Présentation
générale du projet de loi de finances 2001 pour l’enseignement supérieur
Le
projet de budget pour 2001 s’élève à 56 053,75 MF, dont 2 147,78 MF pour
les cotisations patronales au titre du régime d’assurance maladie des
fonctionnaires jusque là prises en compte dans le budget des charges communes.
Hors ces crédits, le montant du projet de budget s’établit à 53 905,97
MF, ce qui représente une progression de 2,73 % par rapport à 2000 (augmentation
du budget 2000 par rapport au budget 1999 : + 2,63 %, dont 0,7 % au titre
de l’évolution de la valeur du point). Cet effort exceptionnel au regard
de la stagnation des effectifs d’étudiants (- 0,1% à la rentrée 2001)
confirme la volonté du gouvernement de conforter un enseignement supérieur
moderne, gage du rayonnement scientifique et culturel de la France.
Les moyens supplémentaires obtenus se concentrent sur des priorités essentielles
pour l’avenir de l’enseignement supérieur :
- l’amélioration significative des moyens des établissements d'enseignement
supérieur :
- des emplois, avec notamment deux fois plus de créations d’emplois IATOS
qu’en 2000 ;
- des mesures de personnels ;
- des crédits de fonctionnement, avec le triplement de la mesure nouvelle
consacrée aux établissements d’enseignement supérieur ;
- la poursuite du plan U3M et de la mise en œuvre des contrats de plan
;
- la consolidation du plan social étudiant avec la mise en œuvre à la
rentrée 2001 de la dernière tranche du plan.
I
- Le projet de budget 2001 affiche en priorité les créations d’emplois
IATOS sans négliger les créations d’emplois d’enseignants-chercheurs
afin d’améliorer de manière significative les taux d’encadrement.
S’agissant des emplois d’IATOS, 1 000 emplois dont 150 pour les bibliothèques
sont ouverts à la rentrée 2001. C’est plus de deux fois le nombre d’emplois
IATOS créés au budget 2000. Le nombre et la qualité des créations d’emplois
tiennent compte de l’évolution des métiers dans l’enseignement supérieur,
contribuant ainsi à l’effort de modernisation des établissements.
Une attention particulière est portée à la qualité de la vie étudiante
par la création de 30 emplois d’infirmières dans les universités et de
15 emplois d’assistantes sociales dans les œuvres universitaires.
S’agissant des emplois d’enseignants, il est prévu à la rentrée 2001,
la création de 300 emplois de maîtres de conférence, la création de 256
postes d’ATER, de 60 personnels associés à temps partiel (dont 16 associés
de médecine générale) et de 19 élèves des ENS. Les recrutements supplémentaires
d’enseignants et l’évolution des effectifs étudiants se traduisent par
une nouvelle amélioration des taux d’encadrement : 20,85 étudiants par
enseignant à la rentrée 1997, 19,79 en 1998, 19,38 en 1999 19,03 en 2000
et 18,87 à la rentrée 2001. Ce nouveau taux ramène à des valeurs antérieures
à l’explosion de la démographie étudiante de 1985 (19,06 à la rentrée
1980).
II - Les
mesures intéressant la situation des personnels permettent des améliorations
sensibles en terme de revalorisation et de perspectives de carrières (238
MF). Les mesures les plus représentatives sont :
- Une amélioration très significative de la carrière des maîtres de conférence
par la fusion des deux premières classes de ce corps qui concerne plus
de 32 000 emplois pour un montant de 175 MF en année pleine. Cette mesure
se traduit par la suppression du blocage qui existait pour passer de la
deuxième classe à la première classe du corps. A l’avenir, les maîtres
de conférence pourront atteindre l’indice brut 1015 en déroulant une carrière
linéaire ;
- L’amélioration du pyramidage des enseignants-chercheurs pour plus de
5 MF ;
- L’effort important en faveur des personnels de recherche et formation
(repyramidage des ingénieurs de recherche, ingénieurs d’étude, techniciens
de recherche et formation, adjoints, agents et agents des services techniques) ;
- La poursuite de la réforme de la filière administrative de recherche
et de formation par transfert des emplois des corps administratifs de
recherche et de formation, soit vers les corps similaires de l’administration
scolaire et universitaire (164), soit vers les corps de la filière technique
de recherche et de formation (1 000) pour un montant de 7,8 MF ;
- La poursuite du plan d’intégration des corps de la filière ouvrière
et de service des établissements d’enseignement supérieur dans les corps
de la filière technique de recherche et de formation et de l’administration
scolaire et universitaire commencé dans les années 1990 à 1993, abandonné
à partir de 1994, puis repris en 1999. Cette nouvelle tranche concerne
1 500 emplois ;
- La poursuite de l’effort particulier en faveur de la filière des bibliothèques
engagé en 2000 : revalorisation de la carrière des personnels de magasinage
pour un montant de 1,4 MF, amélioration de la carrière des conservateurs
de bibliothèques ;
- transformation de 70 emplois d’assistants de bibliothèque en emplois
de bibliothécaires adjoints spécialisés ;
- Diverses mesures en faveur de l’encadrement administratif des établissements
d’enseignement supérieur et de la revalorisation des régimes indemnitaires.
III
- Les mesures de crédits.
La progression de 180 MF des crédits de fonctionnement du chapitre 36-11,
qui correspond à une multiplication par trois de l’augmentation des crédits
de fonctionnement du budget précédent, permet d’assurer :
- le triplement, par rapport à 2000, des crédits de fonctionnement supplémentaires
mis à la disposition des établissements et le respect des engagements
contractuels (+ 120,78 MF) ; une progression des crédits consacrés aux
bibliothèques (+ 20 MF) ; les crédits pour l’Institut national de l’histoire
de l’art (3,75 MF) ;
- le fonctionnement de l’établissement public du campus de Jussieu (+2,63
MF) ;
- les relations internationales : 13,74 MF, notamment pour les universités
bi-nationales (franco-allemande et franco-italienne), pour Edufrance et
le nouveau GIP Leonardo-Socrates ;
- les crédits de fonctionnement de l’établissement public du Musée du
Quai Branly (19,1 MF).
IV — Le
montant des crédits inscrits au PLF 2001 pour les dépenses en capital
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