Les IUFM
Rénovation du dispositif
de formation des enseignants
Le métier d’enseignant est un métier complexe, en pleine évolution. Il
exige à la fois une formation disciplinaire de haut niveau et une solide
préparation à l’exercice du métier. Cette articulation entre savoirs universitaires
et acquisition des compétences professionnelles attendues est le défi
que doivent relever les instituts universitaires de formation des maîtres.
Ces établissements d’enseignement supérieur créés il y dix ans ont apporté
un progrès notable à la formation des maîtres dans toutes ses dimensions.
Ils font désormais partie intégrante du paysage universitaire. A l’aube
du troisième millénaire, et face aux mutations rapides du métier d’enseignant
des efforts sont nécessaires pour mieux répondre aux exigences nouvelles
de l’école et aux aspirations des enseignants eux-mêmes.
La réflexion sur l’évolution des IUFM impulsée dès 1998, s’est depuis
enrichie au travers de larges concertations avec tous les partenaires
impliqués dans la formation des maîtres. En juillet 2000, Bernard CORNU,
directeur de l’IUFM de Grenoble et Jean BRIHAULT, président de l’université
de Rennes II, ont remis un rapport d’étape, à Jack LANG, ministre de l’Education
nationale. Une mission a été confiée au recteur Michel BORNANCIN sur les
contenus de formation. Son groupe de travail remettra ses conclusions
en décembre 2000. Une fois le travail des deux commissions achevé et leurs
conclusions rendues, un plan de rénovation du dispositif de formation
des maîtres sera proposé en janvier 2001 et applicable à partir de la
rentrée 2001. Bien entendu, les mesures annoncées par le ministre en juin
pour l’école et en septembre pour le second degré et leur traduction financière
prévues dans le budget 2001, constituent le fil conducteur de la future
formation dispensée aux enseignants. En effet, la réussite des élèves
passe par des maîtres bien formés ; toute réforme de l’enseignement n’est
efficace que si les principaux acteurs se l’approprient et la formation
initiale et continue sont des éléments innervants de ce processus. Ce
principe de réalité est d’autant plus incontournable que nous sommes placés
devant la nécessité de renouveler rapidement près de la moitié du corps
enseignant dans les années qui viennent. La formation des enseignants
doit être une des missions prioritaires de l’ensemble de l’enseignement
supérieur dans toutes ses composantes, IUFM mais aussi universités.
Les rapprochements indispensables, déjà encouragés dans le cadre de la
politique contractuelle, doivent être renforcés et se traduisent concrètement
dans les conventions qui lient les établissements.
Une réflexion à poursuivre
Le développement des modules de préprofessionnalisation, notamment en
licence, et l’introduction dans le cursus des étudiants d’un stage de
sensibilisation en établissement scolaire d’environ 30 heures, permettant
à chacun de confirmer ou d’infirmer son choix initial vers les métiers
de l’enseignement.
L’effort de professionnalisation des formations universitaires doit continuer
pour permettre la diversification des débouchés dans certaines filières.
Une plus grande implication des universités dans la formation des enseignants
du premier degré sera recherchée, notamment en ce qui concerne la mise
en place de cursus adaptés à la polyvalence des maîtres avec notamment
le développement des licences pluridisciplinaires.
Le repérage
et l’accompagnement en formation continue des professeurs des écoles,
doctorants ou susceptibles de s’engager dans cette voie. Ils constitueraient
alors un vivier de MCF issu du premier degré, ayant à terme vocation à
intervenir dans la formation de leurs pairs. L’organisation de préparations
conjointes (universités/IUFM) de diplômes de haut niveau pour les professeurs
des écoles qui souhaitent accéder à des fonctions de maîtres formateurs
ou spécialisés dans l’AIS.( à titre d’exemple, l’université Blaise Pascal
de Clermont-Ferrand en partenariat avec l’IUFM propose à la rentrée 2000
un DESS ingénierie du conseil pédagogique pour les professeurs des écoles
en exercice)
Les nouvelles technologies
Les Technologies de
l’Information et de la Communication dans les pratiques pédagogiques et
les services offerts aux étudiants sont utilisées essentiellement dans
le champ de la formation ouverte et à distance —FOAD- par :
- le lancement d’un appel à Projets pour la constitution de Campus numériques
français (Budget : 18 MF).
- la mise en place d’un dispositif de soutien à la production de ressources
audiovisuelles et multimédias.
- une meilleure diffusion des ressources produites avec la création de
sites nationaux présentant :
* Les outils
pédagogiques - http://www.educasup.education.fr/
(Educasup)
La diffusion de programmes audio - http://audiosup.net.u-paris10.fr
(Audiosup)
La diffusion de cours et de conférences filmés - http://www.canal-u.education.fr
(Canal-U) - http://www.amphis.education.fr
(Amphis de la 5e)
La Banque de ressources audiovisuelles - http://www.sfrs.fr
(Service du film de recherche scientifique)
Le Portail d’information sur les TIC http://www.educnet.education.fr/superieur/default.htm
(educnet)
La Direction de la technologie contribue directement à une meilleure diffusion
de l’information avec la création de Formasup qui recense les offres de
formation en ligne (http://www.formasup.education.fr
). Elle encourage également le partage des expériences et la mise en commun
des connaissances en s’engageant dans de nombreuses rencontres internationales,
comme elle l’a fait en soutenant l’EADTU.
Devant les enjeux, les acteurs français s’organisent ce qui se traduit
sur le terrain par la signature du protocole d’accord entre le CNED, la
CPU, la CDEFI et la CDIUFM. En soutenant et en fédérant les projets dans
l’enseignement supérieur, les Ministères (Education Nationale et Recherche)
contribuent directement à offrir un enseignement de qualité et à distance,
nouvelle conception de l’apprentissage : un apprentissage tout au long
de la vie.
La formation continue
à l’université
Les résultats du troisième
appel à projets
Lors du troisième appel à projets diffusé en octobre 1999, 33 projets
ont été présentés par 40 établissements et examinés par un jury mixte
composé de cinq universitaires, anciens présidents d’université ou directeurs
d’établissement, et de cinq représentants d’entreprise. Le jury, réuni
le 11 mai 2000, a procédé à l’audition des responsables des 16 projets
présélectionnés et à la sélection finale de 9 projets, dont quatre projets
collectifs associant 11 établissements.
Les moyens consacrés en 2000 à la réalisation de ces projets ont été répartis
entre les 16 établissements concernés, soit : 30 emplois de maîtres de
conférences, de PRAG et de PAST et 6 millions F.
Un quatrième concours
en 2001
Le ministère de l’Education nationale renouvelle, en 2001, l’appel à projets
lancé auprès des établissements d’enseignement supérieur pour promouvoir
et développer la formation continue universitaire. Ce quatrième concours
reprendra les principes des concours précédents.
Le comité de suivi
Parallèlement, la direction de l’enseignement supérieur a mis en place
le comité de suivi des projets sélectionnés dans le cadre du premier appel
de 1998 en lui confiant la mission d’assurer le suivi de la réalisation
des actions engagées, d’examiner les éventuelles difficultés rencontrées,
de procéder à l’évaluation des résultats et à la diffusion des innovations.
Le comité de suivi a examiné les rapports d’étape des établissements sélectionnés
et a rencontré sur le terrain des responsables et acteurs des projets.
Le comité de suivi s'est réuni le 29 juin dernier et diffusera un document
de synthèse à la rentrée.
La validation diplômante
des acquis professionnels dans l’enseignement supérieur
Une priorité qui s’inscrit
dans une perspective de formation tout au long de la vie.
Développer l’accès
à la validation diplômante des acquis dans les établissements d’enseignement
supérieur notamment dans le cadre du décret de 1993, est une priorité
du ministère. Cela suppose une structuration et un renforcement du dispositif
de validation au sein des universités. Des efforts financiers ont été
faits pour soutenir l’action des établissements, d’une part au travers
des contrats quadriennaux et d’autre part du concours formation continue.
Une impulsion supplémentaire doit être donnée pour inciter les établissements
à améliorer leur dispositif et ainsi élargir de façon significative l’accès
à la validation des acquis au plus grand nombre, dans une perspective
de formation tout au long de la vie. Cette action du ministère s’inscrit
dans la nouvelle programmation du Fonds Social Européen et concernera
cette année six projets de développement auxquels participent une douzaine
d’universités. Ces universités vont se doter d’une structure renforcée
impliquant toutes les composantes de l’établissement. L’effort de chacune
portera sur : une intensification de la communication interne et externe
en direction des publics, la formation des personnels, l’accueil, l’orientation
et l’accompagnement, la modularisation des formations, l’élargissement
de l’offre de diplômes accessibles par validation, l’individualisation
des parcours.
Le recours aux TIC sera largement sollicité, que ce soit pour l’offre
de formation individualisée, l’aide à la validation ou l’information et
l’orientation.
Les phases suivantes qui coïncideront avec les années 2002 à 2006, seront
consacrées à la construction des dispositifs de validation au sein de
l’ensemble des autres universités avec l’aide des premières universités
qui ont obligation de transfert et de diffusion des résultats, et des
bonnes pratiques issues de leur propre expérience. A la fin de la programmation,
l’enseignement supérieur devrait avoir mis en place un véritable dispositif
structuré et cohérent, lisible et accessible au plus grand nombre. Par
cette action volontaire, l’enseignement supérieur anticipe les orientations
retenues par le gouvernement sur la validation des acquis de l’expérience
pour l’élaboration du projet de loi de modernisation sociale.
La Recherche Universitaire
1. Les principes
Elle s’inscrit dans une démarche générale d’élargissement et d’approfondissement
du champs des connaissances et ne peut que viser l’excellence au niveau
international. Elle est organisée en équipes (laboratoires) propres à
l’université ou commune avec d’autres organismes, en particulier les grands
organismes de recherche (CNRS, INSERM, INRA, INRIA …). Sur un même site
universitaire, un même laboratoire peut être commun à plusieurs universités.
La recherche universitaire est liée à la formation doctorale : DEA, thèses,
habilitation à diriger les recherches. L’université est l’environnement
naturel d’émergence de nouvelles équipes de recherche (jeunes équipes),
ainsi que de nouvelles thématiques. Elle doit développer la pluridisciplinarité,
la recherche technologique (nouvelles équipes de recherche technologiques)
et le transfert vers l’industrie. La reconnaissance par l’Etat d’équipes
de recherche et de leur financement s’inscrit dans le processus de contractualisation
quadriennal et s’appuie sur des évaluations scientifiques.
2. Eléments chiffrés
Les équipes de Recherche
Il existe 3290 équipes de recherche. 1474 sont associées à un organisme
ou à des équipes propre à un organisme : 1166 sont associées au CNRS,
36 sont associées à l’INSERM, 16 sont associées à l’INRA et 244 jeunes
Equipes : 21 sont des équipes de Recherches Technologiques.
Les personnels
Enseignants-chercheurs : 40 811
Personnel IATOS impliqué en recherche : ~15 000
Chercheurs des grands organismes (EPST): 17 516
Personnels ITA des grands organismes (EPST): 26 793
Le budget
Le budget total de la recherche universitaire est de 5 milliards de francs
(hors salaires) et de 23 milliards de francs avec salaires.
Le budget de fonctionnement et d’équipement de la recherche universitaire
est de1,7 milliards de francs.
Le budget total de la recherche des organismes (EPST) est de 22,4 milliards
de francs (y compris les salaires ).
Les formations doctorales
Les écoles doctorales sont un élément essentiel du dispositif destiné
à rendre l'enseignement supérieur français plus lisible, plus visible
et donc plus attirant pour les étudiants tant en France qu’à l’étranger.
Elles ont une mission d'ouverture globale sur d'autres disciplines, d'autres
mondes, d'autres avenirs. Leur rôle essentiel est : d'offrir un encadrement
scientifique de qualité au sein de laboratoires de recherche évalués scientifiquement
tous les 4 ans ; d'aider les étudiants à découvrir le monde économique,
les sensibiliser aux politiques d'innovation ; d'être un lieu de rencontre
entre étudiants et enseignants de différents domaines pour favoriser l'interdisciplinarité
; de populariser les écoles doctorales auprès de l'ensemble des employeurs.
Statistiques
Ecoles Doctorales
: 311, Etudiants inscrits en thèse :16 000, Doctorats délivrés annuellement
: 10 500, Allocations de recherche distribuées annuellement : 3900, DEA
: 1380, Etudiants inscrits en DEA : 39 000, Etudiants diplômés de DEA
: 10 234.
Budget annuel
des formations doctorales (incluant les bourses) : 230 MF
3. Les évolutions
au cours de l’année 2000
Après la campagne de contractualisation de cette année qui a porté sur
les établissements d’enseignement supérieur de 12 académies et des 5 écoles
françaises à l’étranger, on constate une forte progression de la coopération
avec les organismes de recherche :
- avec le CNRS, la coopération est plus ancienne et 231 unités mixtes
ont été labellisées
- avec l’INSERM, 36 unités mixtes nouvelles ont été créées
- avec l’INRA, 16 unités mixtes nouvelles ont été créées
- avec l’IRD, 3 unités mixtes nouvelles ont été créées
- avec l’INRETS, 2 unités mixtes nouvelles ont été créées
Le développement de la recherche technologique
La création de 12 équipes de recherche technologiques qui s’ajoutent aux
9 de l’année dernière. La labellisation de 45 jeunes équipes. La généralisation
des écoles doctorales va améliorer le service global offert à l’étudiant
de 3ème cycle.
La mobilité des
étudiants
Les programmes européens
pour la mobilité, ainsi que les déclarations de la Sorbonne (1998) et
celles de Bologne (1999), signées aujourd’hui par 29 pays européens, constituent
entre autres les outils du “ plan d’action pour la mobilité ”. Ils ont
pour ambition de contribuer d’une part, à la construction de “ l’espace
européen de l’enseignement supérieur ” et d’autre part, de participer
au développement de la citoyenneté européenne.
Aujourd’hui plus de 17 000 étudiants français partent étudier chaque année,
pendant un ou deux semestres dans des pays partenaires européens (une
trentaine environ). Le ministère de l’Education nationale, les collectivités
territoriales et les établissements d’enseignement supérieur participent
à des programmes d’aide aux étudiants dans le but d’augmenter la mobilité
et de favoriser l’acquisition d’une conscience de citoyenneté européenne.
Environ 300 établissements d’enseignement supérieur français s’associent
aux activités européennes et internationales par le biais des contrats
quadriennaux qui mettent la mobilité au cœur de leurs préoccupations.
Des moyens leur sont attribués pour développer les axes suivants :
- une véritable stratégie internationale dans le cadre de leur autonomie
la reconnaissance des périodes d’études effectuées dans un autre pays
(programme d’études intégrées)
- l’application d’un système (points/crédits) de reconnaissance des acquis
- la création de systèmes d’auto-évaluation de la qualité dans une perspective
de critères et de méthodologies comparables
- la préparation linguistique pour les étudiants non spécialistes
- la création de nouveaux curriculum vitae à dimension européenne
- de nouveaux dispositifs pour la création de double-diplômes et de co-tutelle
de thèses
- la généralisation d’utilisation de nouvelles technologies de l’information
et de la communication pour la mobilité virtuelle.
L’harmonisation
européenne des diplômes - le 3, 5, 8
Par leurs déclarations
de la Sorbonne (25 mai 1998) et de Bologne (juin 1999), les ministres
européens de l’éducation ont décidé de construire l’espace européen de
l’enseignement supérieur en adoptant notamment une architecture commune
de référence pour les formations et les diplômes : “ l’harmonisation européenne ”.
Il s’agit ainsi, dans le respect des identités de chacun, d’améliorer
la lisibilité des diplômes, de faciliter la mobilité et de favoriser l’insertion
dans l’emploi, sans pour autant uniformiser les contenus ni les durées
des dispositifs de formation. Cette architecture commune est fondée essentiellement
sur deux cursus : le cursus pré-licence et le cursus post-licence. Le
premier cursus, d’une durée moyenne de trois ans, comprend également des
formations et des diplômes à vocation professionnelle, adaptés au marché
de l’emploi, le second cursus doit conduire au mastaire et au doctorat
à l’instar des autres pays européens.
La licence professionnelle
S’agissant du cursus
pré-licence, “ les étudiants doivent se voir offrir des programmes suffisamment
diversifiés, comprenant notamment la possibilité de suivre des études
pluridisciplinaires, d’acquérir une compétence en langues vivantes et
d’utiliser les nouvelles technologies de l’information ” (Sorbonne) ;
les diplômes délivrés au terme de ce premier cursus doivent correspondre
“ à un niveau de qualification approprié pour l’insertion sur le monde
du travail européen ” (Bologne). La création du nouveau diplôme de licence
professionnelle en France répond aux objectifs, définis en commun au niveau
européen. La mise en place des premières licences professionnelles à la
rentrée 2000 permet donc à notre pays de remplir pleinement les engagements
pris, au moment où à la France assure la présidence de l’Union européenne.
Ces diplômes seront implantés dans toutes les académies, et dans de nombreuses
branches professionnelles. Le développement de ce diplôme est conçu sur
un plan de trois ans, la prochaine campagne d’habilitation (2éme année)
vient d’être lancée et devrait voir une deuxième “ vague ” de licences
mises en place à la rentrée 2001.
Le Mastaire
Dans le droit fil
des orientations définies lors de la commission faite en Conseil des ministres
le 7 juillet 1999, le décret créant le grade de mastaire a été publié
le 2 septembre 1999, accompagné d’un rapport de présentation qui souligne
l’importance de l’enjeu (décret n°99747 du 30 août 1999). Le grade de
mastaire est conféré à tout titulaire d’un diplôme faisant l’objet à bac
+ 5 d’une habilitation par l’Etat (DESS, titre d’ingénieur diplômé, DEA)
ou de titres ou diplômes, de niveau analogue figurant sur une liste fixée
par arrêté. Le grade de mastaire peut être conféré y compris lorsque les
diplômes précités ont été obtenus par validation d’études, d’acquis professionnels
ou personnels et de périodes d’études ou de stages dans un pays européen.
La création du grade de mastaire concerne l’ensemble de l’enseignement
supérieur français — universités et écoles — quel que soit le ministère
de tutelle des établissements ou formations. Ainsi, pour la première fois,
une même référence est offerte aux universités et aux grandes écoles ce
qui, tout en préservant l’identité de chacune des composantes du système
français d’enseignement supérieur, accroît sa lisibilité, favorise le
développement des coopérations entre universités et écoles, ouvre de nouvelles
perspectives de mobilité et d’insertion aux étudiants français et accroît
pour les étudiants étrangers l’attractivité de nos établissements, de
nos formations et de nos diplômes.
La délivrance du grade de mastaire connaît dès aujourd’hui sa première
application, avec la publication le 7 septembre 2000, d’une circulaire
relative aux titulaires d’un DEA ou d’un DESS. La publication prochaine
de la circulaire relative aux titulaires d’un titre d’ingénieur diplômé
en permettra l’extension rapide. Par ailleurs, les conclusions de la mission
interministérielle présidée par le professeur Jean-Pierre Helfer, sur
les diplômes délivrés par les écoles de commerce et de gestion permettront
prochainement d’établir sous l’autorité des ministères concernés, la liste
des diplômes de commerce et de gestion portant attribution du grade de
mastaire à leurs titulaires. L’attribution du grade de mastaire aux titulaires
de diplômes d’origines diverses confirme aujourd’hui, s’il en était besoin,
la réalité du niveau bac + 5 et son identification pour l’ensemble des
partenaires. Elle met en évidence la nécessité d’appréhender et de reconnaître
ainsi de nouveaux cursus répondant à de nouveaux métiers ou à des besoins
non identifiés à ce jour. Elle est un facteur d’évolution et de construction
permanente de notre système d’enseignement supérieur.
Le certificat de
compétences en langues pour l’enseignement supérieur (CLES)
Le CLES a été créé
par arrêté du 22 mai 2000 (J.O. du 15 juin 2000). Il a pour objet de favoriser
la maîtrise des langues. Il est mis en place dès cette rentrée universitaire,
à titre expérimental. Ce certificat valide les compétences en langues
acquises par les étudiants à chacun des cycles du cursus universitaire
en formation initiale. Il se divise en trois niveaux définis. Le premier
niveau va au-delà du niveau de langue 1 du baccalauréat et se cale sur
celui des enseignements de langue prévus dans la réglementation du DEUG.
Les trois niveaux comportent des épreuves écrites et orales. La préparation
au CLES niveau 1, relève du volontariat de la part des établissements
d’enseignement supérieur. Les niveaux 2 et 3 sont organisés dès la rentrée
2000 sur cinq sites par des établissements reconnus pour leur expérience
en matière de langue de communication et de coopération interuniversitaire :
Aix-Marseille, Bordeaux, Rennes, Strasbourg et Paris.
La préparation aux épreuves du CLES est organisée de manière coordonnée
entre les établissements d’un même site. Les étudiants s’inscrivent à
l’examen dès lors qu’ils estiment avoir atteint le niveau requis par celui-ci,
sans obligation de suivre les enseignements offerts par les universités,
essentiellement dans le cadre de l’auto-formation guidée. Une commission
de suivi du CLES est chargée de la mise en place du certificat dans les
sites choisis, de son organisation pédagogique au plan national (constitution
d’une banque de sujets en particulier) et de la coordination des actions
entre les 5 sites.
Les universités
européennes d'été
Le programme des Universités
Européennes d'Eté 2000 a été conçu comme un des outils du "Plan d'Action
pour la Mobilité" - PAM-, qui a l'ambition de contribuer à créer les conditions
d'une véritable culture européenne en favorisant la création d’une citoyenneté
européenne et d'une société de la connaissance.
La préfiguration de l'été 2000 a regroupé, sur 12 sites, plus de 850 étudiants
(dont 53 % proviennent de différents pays européens) et a mobilisé plus
de 165 enseignants-chercheurs dont 30 % proviennent d'autres pays européens.
Une centaine d'établissements d'enseignement supérieur de l'espace européen
ou de pays en pré-adhésion se sont associés.
Le label du ministère vise à organiser la lisibilité et consacre des initiatives
de très grande qualité offrant une diversité d'organisation et de thèmes
Les UEE "labellisées" par le ministère, proposent une forme de mobilité
plus flexible, plus conviviale et apportent un complément utile aux multiples
dispositifs des programmes européens existants. Réunissant dans un cadre
universitaire des étudiants avancés et des enseignants-chercheurs de plusieurs
pays européens, elles combinent des activités de formation, des animations
culturelles et des activités de découverte du patrimoine de la région
où elles se tiennent. L'indispensable présence de ces trois volets crée
ainsi les conditions d'une véritable approche de la culture du pays d'accueil.
Le financement de ces opérations trouve sa source dans un partenariat
de l'état, des collectivités territoriales et des établissements. L'engagement
conséquent de l'Etat (1 MF) pour l'opération été 2000, sera poursuivi
et conçu comme un facteur d'impulsion. L'édition 2000 est la préfiguration
d'un plan de plus grande ampleur, avec comme objectif, à échéance de 5
ans, de voir dans toute l'Europe s'ouvrir 500 universités d’été.
Dès l'été 2001, en France, l'objectif d'une centaine de sessions est envisagé,
qui devraient faire émerger le meilleur des potentiels des établissements
et susciter, en miroir, l'organisation de sessions similaires dans les
pays partenaires.
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