RENOVATION DES IUFM
Rénovation du dispositif de formation des enseignants - Actuellement en cours de concertation - 24 mars 2000.
 
Ministère de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie

Le Ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie a confié à Messieurs Bernard Alluin, ancien Président de l’université de Lille III, et Bernard Cornu, directeur de l’IUFM de Grenoble, la mission de mener, avec tous les personnels concernés, la concertation sur la rénovation du dispositif de formation des enseignants. Cette concertation a permis l’élaboration d’un texte qui intègre une large part des propositions émanant des Tables Rondes organisées par le Ministre en 1998. Une seconde consultation menée en février 2000 avec toutes les institutions et organisations représentatives a conduit les deux universitaires désignés à préciser et nuancer comme suit la première version du texte principal. Celui-ci sera progressivement complété par un certain nombre d’annexes, rendues publiques et soumises elles-mêmes à concertation. Dix ans après leur création, les IUFM ont atteint dans leurs grandes lignes les objectifs qui leur avaient été assignés : RECRUTER PLUS, FORMER MIEUX.
La crise de recrutement des enseignants est actuellement dépassée ;  leur formation est devenue à la fois plus universitaire et plus professionnelle. Conformément aux règles de la fonction publique, les concours de recrutement sont ouverts à tout candidat, inscrit ou non dans un IUFM, qui remplit les conditions réglementaires. Les concours de recrutement du premier degré sont académiques ; les concours de recrutement du second degré sont nationaux. Pour donner une pleine efficacité au recrutement des enseignants et à une préparation à l’exercice du métier leur permettant de faire face, dans l’immédiat et durant les prochaines décennies, aux évolutions de la société et aux exigences du système éducatif, un certain nombre d’améliorations sont à apporter aux concours et à la formation organisée par les IUFM. Le renforcement de la qualification professionnelle de tous les enseignants exige à la fois des savoirs rigoureux et appropriés au traitement des programmes scolaires et une expérience consistante de la réalité de l’école acquise à travers des stages. Les concours, dont la finalité première est le recrutement d’enseignants, garantiront donc à la formation un haut niveau d’exigence scientifique tout en prenant une dimension professionnelle plus marquée. Tout nouveau recruté aura eu préalablement un contact direct avec une classe et aura été sensibilisé aux problèmes de l’école. L’organisation de la première année en deux semestres permettra un allongement global du temps dévolu à la préparation des concours et un renforcement de l’entraînement à l’oral. Elle facilitera l’accompagnement ou la réorientation des étudiants en échec. La formation de seconde année gagnera en efficacité par une articulation plus rigoureuse des apports et outils théoriques avec l’expérience pratique acquise lors des stages. Ses quatre composantes seront étroitement liées : stages, enseignements, mémoire professionnel, intégration pédagogique des TICE. L’année de prise de fonction sera marquée par un prolongement de la formation et du suivi pédagogique assurés par l’IUFM. Une redéfinition du service dû pendant la première année de titularisation facilitera - par le biais d’un allégement du service d’enseignement - l’entrée dans le métier et permettra d’apporter à l’enseignant débutant l’aide dont il a besoin. Sur la base d’une première expérience professionnelle, ce dispositif mieux individualisé complétera la formation initiale tout en préfigurant la formation continue indispensable à la profession enseignante. Il contribuera ainsi à jeter les bases d’une véritable formation tout au long de la carrière. Le suivi des enseignants sera prolongé par les corps d’inspection durant la deuxième année de titularisation. En collaboration avec les universités, les IUFM qui par ailleurs, dans le cadre de leur politique contractuelle, participent à la recherche et au développement dans les domaines de l'éducation et de la formation, assumeront ainsi de plus en plus pleinement leur mission de service public. Les mesures qui suivent correspondent aux objectifs mentionnés ci-dessus. Elles concernent aussi bien les professeurs des écoles que les professeurs des lycées et collèges et les conseillers principaux d’éducation mais respecteront les avancées déjà réalisées dans certaines filières (notamment CAPEPS) pour la professionnalisation du recrutement et de la formation. Elles seront précisées dans le cadre d’annexes qui figureront progressivement à la suite de ce document.

1 - L’ADMISSION EN IUFM

En application de l’arrêté du 7 décembre 1994, l’admission des étudiants en 1ère année d’IUFM est prononcée par le directeur, sur avis d’une commission. Les modalités d’admission et les capacités d’accueil pour les différentes filières sont fixées par le conseil d’administration de l’établissement. Il importe que, tout en prenant en compte les spécificités de chacun des IUFM, les conditions d’admission présentent une homogénéité accrue et une claire lisibilité sur l’ensemble des académies.

1.1. Harmonisation des calendriers
Pour chaque année universitaire, les périodes de pré-inscription concernant tant les filières 1er degré que celles du 2ème degré seront mieux harmonisées et feront l’objet d’une large information préalable. Le respect des dates fixées est impératif pour qu’une demande d’admission soit recevable. Chaque IUFM publiera la liste des admis, et éventuellement celle des admis à titre conditionnel, à une date assez précoce pour que les formations débutent dans la première décade de septembre.

1.2. Procédures d’admission
La décision portant sur une demande d’admission est prise, dans tous les cas, sur examen du dossier de candidature complété par un entretien et éventuellement par une épreuve écrite. Harmonisées au niveau national dans leurs principes, les procédures d’admission feront l’objet pour chaque IUFM d’une information préalable large et précise.

1.2.1 Filière Professeurs des écoles
La maîtrise des connaissances de base (français, mathématiques) pourra par exemple être vérifiée par une épreuve appropriée. L’aptitude à la communication orale, les capacités de raisonnement, les motivations pour la profession enseignante seront appréciées par un entretien avec une commission. Lors de l’examen du dossier seront pris en considération : - le cursus universitaire (mentions obtenues, modules de sensibilisation aux métiers de l’enseignement ou d’ouverture à d’autres disciplines scolaires qui auront été validés pendant l’année de licence) ; - les expériences d’activité professionnelle dans le domaine de l’éducation et de la formation des jeunes, notamment aides-éducateurs, MA, MI/SE. -Le contingent annuel d’admis à la préparation du CRPE sera fixé par le conseil d’administration de chaque IUFM, l’effectif (hors formation spécifique des aides-éducateurs) représentant de 1,5 à 2 fois le nombre prévisible de postes mis au concours à la session suivante, en fonction des capacités d’accueil de l’établissement. Les redoublements éventuellement autorisés mais contrôlés seront inclus dans ce contingent. Ils seront réservés en priorité aux candidats admissibles et limités à une seule année. Ils seront prononcés sur examen du dossier de demande de redoublement et du relevé des notes obtenues aux épreuves du concours.

1.2.2 Filières second degré
Pour les filières donnant lieu à des préparations assurées conjointement par l’IUFM et une ou plusieurs universités, une concertation sur les capacités d’accueil, en conformité avec la convention liant les établissements, précédera la fixation des procédures d’admission par le conseil d’administration de l’IUFM. Le nombre d’admis dans une préparation sera déterminé en considérant comme prioritaire la nécessité d’une formation efficace, propre à donner aux candidats une chance raisonnable de succès par rapport au nombre de places ouvertes au concours. La conformité réglementaire du dossier sera dans tous les cas vérifiée. Ce dossier fera l'objet d'un examen éventuellement fondé sur critères, complété par un entretien et, le cas échéant, par un exercice écrit. Dans l’appréciation des éléments du dossier seront prioritairement pris en compte : - la qualité du cursus universitaire (mentions obtenues ; modules portant sur les divers secteurs de connaissances requis pour le concours ; modules de sensibilisation aux métiers de l’enseignement, de renforcement ou d'ouverture qui auront été validés pendant l’année de licence). - les expériences d’activité professionnelle dans le domaine de l’éducation et de la formation des jeunes, notamment aides-éducateurs, MA, MI/SE. Pour l’admission à la préparation des concours des filières techniques et professionnelles, les expériences d’activité en entreprise seront valorisées. Afin de contribuer à une bonne orientation des étudiants, un entretien permettra d’apprécier l’aptitude à la communication orale, les capacités de raisonnement, l’adéquation du cursus au projet professionnel, les motivations pour le métier d’enseignant. Les redoublements éventuellement autorisés seront inclus dans le contingent fixé pour les admissions. Ils seront réservés en priorité aux candidats admissibles. Ils seront prononcés sur examen du dossier de demande de redoublement et du relevé des notes obtenues aux épreuves du concours.

 
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