3
- LES CONCOURS DE RECRUTEMENT
Il importe que, pour les candidats comme pour les enseignants qui assurent
les préparations et pour les jurys, les concours de recrutement soient
clairement conçus comme la première phase d’une opération d’embauche dans
l’éducation nationale, en même temps qu'une étape de la formation professionnelle.
Les épreuves des concours de recrutement ont pour finalité de vérifier :
- que le candidat maîtrise effectivement les savoirs disciplinaires acquis
durant son cursus universitaire et pendant l’année de préparation. - que
le candidat possède une culture suffisante et des capacités de transfert
lui permettant de maîtriser le champ des programmes scolaires de sa discipline
(2ème degré) ou des disciplines enseignées à l’école primaire (1er degré).
- que le candidat est capable, autant que possible à partir du stage qu’il
a effectué dans une classe, d’engager une réflexion sur les enjeux de
l’école, de l’enseignement et de l’éducation. - que le candidat possède,
outre une motivation sérieuse, de bonnes capacités de communication orale
et qu’il a pris conscience des problèmes liés à la transmission des connaissances
. Dans cette optique, les concours, seront davantage en rapport avec les
programmes scolaires et avec les aptitudes requises pour exercer en école,
collège ou lycée. L’architecture de chaque concours sera réexaminée en
vue d’une simplification, d’un rééquilibrage des coefficients au profit
de l’oral et d’une accentuation de la composante professionnelle des épreuves.
Les plans de formation des IUFM seront aménagés en conséquence et présenteront
une harmonisation accrue entre académies.
3.1. Calendrier
de déroulement des concours
Epreuves écrites d’admissibilité au terme du premier semestre, les préparations
s’engageant dès la première décade de septembre. Epreuves orales d’admission
au terme du second semestre (troisième décade de juin, première quinzaine
de juillet). L’organisation d’ensemble permet un allongement global
du temps de préparation et une préparation plus efficace des épreuves
orales.
3.2. Teneur des
épreuves écrites et orales
3.2.1. Filière 1er degré (CRPE externe)
Les épreuves du concours ont à vérifier : la maîtrise des connaissances
disciplinaires nécessaires pour traiter les programmes de l’école primaire,
la capacité à une pratique de niveau suffisant (langue vivante, art,
EPS), la capacité à une première réflexion sur les principes d’enseignement
de la discipline considérée dans le 1er degré. Les disciplines n’ayant
pas donné lieu à interrogation au concours bénéficieront en 2ème année
d’IUFM d’une formation suffisamment consistante dans l’ordre des connaissances
et de leurs processus de transmission. Les épreuves d’admissibilité
feront l’objet d’un programme national. Les épreuves d’admission feront
l’objet d’un programme ou d’un cadrage national. Epreuves d’admissibilité
Epreuve écrite de français Epreuve écrite de mathématiques. Epreuves
d’admission Entretien. Axée sur le stage effectué par le candidat, cette
épreuve mesurera, outre son aptitude à la communication orale, ses capacités
de réflexion et d’argumentation sur les finalités de l’école primaire,
sur les enjeux sociaux de celle-ci et sur la responsabilité éducative
de l’enseignant. Epreuve de sciences. Epreuve de langue vivante étrangère.
Epreuve d’histoire-géographie-éducation civique ou d’arts plastiques
ou d’éducation musicale. Epreuve d’éducation physique et sportive.
3.2.2. Filières
2ème degré (CAPES, CAPEPS, CAPET, CAPLP2, CCPE externes)
Les épreuves du concours ont à vérifier : la maîtrise des connaissances
disciplinaires nécessaires pour traiter les programmes de collège et
de lycée, la capacité à une pratique de niveau correct (dans les concours
concernant les langues vivantes étrangères, les disciplines artistiques,
l’EPS, les filières industrielles), la capacité à une première réflexion
sur les principes d’enseignement de la/des discipline(s) dans le second
degré. Les épreuves écrites d’admissibilité, centrées sur la maîtrise
du champ disciplinaire, vérifieront les connaissances du candidat et
ses capacités de synthèse. Les épreuves d’admission seront, sauf rarissime
exception, de nature orale. Dans une épreuve (ou éventuellement deux
épreuves) à teneur disciplinaire seront vérifiées la solidité des connaissances
du candidat et les aptitudes pédagogiques dont il doit faire preuve
dans leur mode d’exposition. Une épreuve professionnelle dotée d’un
coefficient significatif permettra au candidat de valoriser l’expérience
qu’il aura acquise lors de son stage. Elle mesurera l'aptitude à la
communication orale et les capacités de réflexion et d’argumentation
de celui-ci sur les finalités de l’enseignement secondaire et les enjeux
de sa discipline, sur la responsabilité éducative de l’enseignant.
3.3. Réorientation
ou accompagnement des étudiants en échec
Une fiche annexe précisera les dispositifs de réorientation et d'accompagnement.
Le devenir des candidats qui ont échoué à la première ou à la deuxième
série d’épreuves des concours mérite une réelle attention de la part
des IUFM et de leurs universités partenaires. Parmi les voies diversifiées
à explorer, on pourra par exemple retenir : - Pour les étudiants ayant
échoué aux épreuves d’admissibilité, des dispositions élaborées conjointement
par l’IUFM et l’université et leur permettant soit de poursuivre à l’université
la préparation d’un diplôme, soit de suivre une formation de remédiation
en vue de préparer à nouveau le concours l’année suivante. - Pour les
étudiants ayant échoué aux épreuves d’admission, la priorité pour l’admission
en IUFM en vue d’un redoublement de la préparation au concours. Sur
la base d’un bilan de compétences et de la construction d’un autre projet
professionnel, des voies de réorientation hors de la préparation aux
concours de recrutement d’enseignants devraient être signalées et proposées
à l’ensemble des candidats en échec.
ANNEXE
1 - Note préparatoire à la fiche "Architecture des concours"
: les CAPES - Rénovation de la formation des enseignants.
Les concours de recrutement des enseignants ont pour objet de garantir
le haut niveau des connaissances disciplinaires acquises par le candidat
durant son cursus et pendant l'année de préparation des épreuves du
concours et de vérifier ses aptitudes à exercer le métier pour lequel
il est ainsi recruté dès le 1er septembre qui suit son admission (date
où il est nommé fonctionnaire stagiaire).
1 - La préparation
des épreuves
La préparation aux épreuves disciplinaires s'étend sur toute l'année.
Le premier semestre est consacré à la préparation des épreuves d'admissibilité,
ce qui n'exclut pas une préparation concomitante à des épreuves d'admission.
Les épreuves d'admissibilité ont lieu à la fin de ce premier semestre.
Les résultats des épreuves d'admissibilité sont publiés dans des délais
permettant l'organisation d'un second semestre de préparation. Le second
semestre est consacré à la préparation des épreuves d'admission. La
formation dispensée pendant ce second semestre est proposée à tout candidat
admissible. Elle comporte une préparation disciplinaire. L'organisation
de groupes relativement restreints d'étudiants garantira une plus grande
efficacité de la préparation en permettant d'accroître chez eux les
compétences disciplinaires et de développer les qualités d'expression,
d'organisation et de clarté du discours nécessaires à l'exercice du
métier d'enseignant. Elle comporte également un stage en établissement
qui fait l'objet d'une préparation, d'un suivi et d'une exploitation.
Le stage, qui ne fait pas l'objet d'une évaluation, est destiné à donner
aux candidats un premier contact avec le milieu scolaire et à leur fournir
des éléments qui nourriront leur intervention pendant l'épreuve professionnelle.
Le calendrier des stages devra permettre aux étudiants inscrits à l'agrégation
d'en passer les épreuves et de n'être pas pénalisés dans leur préparation
à ce deuxième concours.
2 - Nombre d'épreuves
Les épreuves d'admissibilité comprendront en général deux épreuves (trois
pour les concours — où cela est nécessaire — sans que ce dispositif
conduise à un allongement de l'intervalle entre fin des épreuves et
publication des résultats). Les épreuves d'admission consisteront comme
par le passé en une ou deux épreuves disciplinaires selon les concours
et en une épreuve professionnelle. L'épreuve professionnelle permettra
aux candidats de valoriser l'expérience qu'ils auront acquise lors de
leur stage. Les modalités de cette épreuve feront l'objet d'un texte
de cadrage de telle manière que la nature de cette épreuve (qui a, derrière
elle, plusieurs années d'existence) puisse être clairement explicitée,
dans l'intérêt même des candidats. Cette épreuve sera ensuite définie
dans le cadre de chaque concours.
3 - Les programmes
et les coefficients
Les programmes et les coefficients seront déterminés dans le cadre de
chaque jury, dans le respect des directives générales données par le
Ministre qui a la responsabilité du recrutement des enseignants. Le
total des coefficients affectés aux épreuves d'admission sera au minimum
égal au total des coefficients affectés aux épreuves d'admissibilité.
Selon le nombre d'épreuves d'admission fixées pour chaque concours,
le coefficient affecté à l'épreuve professionnelle représentera la moitié
(sur deux épreuves) ou au minimum le tiers (sur trois épreuves) du total
des coefficients affectés aux épreuves d'admission. De manière à ne
pas séparer artificiellement disciplinaire et professionnel, le jury
prendra en compte dans son évaluation des épreuves disciplinaires — selon
les modalités les mieux appropriées — les qualités d'expression, d'organisation
et d'exposition nécessaires à l'exercice du métier d'enseignant.
ANNEXE
2 - Aménagement du calendrier des concours - Rénovation de la
formation des enseignants
Des dizaines de milliers d’étudiants candidats aux métiers d’enseignement
expérimentent chaque année les inconvénients de l’actuel calendrier
des concours. Il accorde trop peu de temps à une préparation sérieuse
des épreuves orales. Il rend impossible la généralisation d’un stage
dans une classe. Il laisse en situation d’échec et sans aide la masse
des étudiants non admissibles. Le coût social qui en résulte est considérable,
pour les personnes et pour la collectivité. Une organisation en deux
phases équilibrées dans le temps sera, de façon homogène pour le 1er
et le 2ème degrés, plus en phase avec le calendrier universitaire. Elle
permettra aux candidats de mieux répartir leur effort de préparation
et, en cas de non réussite aux épreuves d’admissibilité, de bénéficier
d’un encadrement pour consacrer le semestre restant aux activités les
plus utiles à leur projet.
Etendre le temps
global de préparation ; systématiser l’entraînement à l’oral
On ne peut leurrer les étudiants en leur laissant croire que, sur la
vingtaine de semaines d’enseignements que compte une préparation au
concours, ils vont acquérir les connaissances et les méthodes nécessaires
dont le cursus universitaire dont ils sortent est supposé les avoir
pourvus. L’année de concours consiste, pour les candidats au professorat
des écoles, en une ouverture réfléchie aux divers champs de savoirs
que couvre l’enseignement primaire ; pour les filières du second degré,
en un approfondissement et une mise en perspective du champ disciplinaire
donnant lieu à des épreuves écrites et orales dont le niveau d’exigence
est à maintenir rigoureusement. Pour des étudiants qui se destinent
à l’enseignement mais que leurs études ont trop rarement formés à la
prise de parole, il est indispensable de donner consistance à la préparation
des oraux. Or l’entraînement à l’oral est jusqu’ici resté très inégal
dans son volume, son organisation et sa fréquentation.
Le nouveau
calendrier préserve le temps nécessaire à une préparation intensive
aux écrits. Il laisse toute latitude pour engager dès la première phase
une préparation à l’épreuve ou aux épreuves disciplinaires orales. Mais
il systématise une préparation structurée aux épreuves d’admission.
Et, en réduisant de façon significative la période de latence entre
écrits et oraux, il permet d’étendre d’au moins deux semaines (hors
période de stage) le temps global de préparation. Permettre avant la
prise de fonctions une première approche du métier Concentrés sur la
préparation du concours, les candidats n’anticipent pas toujours l’ampleur
de la mutation qui sera exigée d’eux. Quelques semaines après leur admission
pour les professeurs des écoles, mais dès le jour de la rentrée scolaire
pour les filières second degré, ils auront la pleine responsabilité
d’une et parfois de plusieurs classes. En collège, en lycée professionnel,
voire en lycée ou en école, une inexpérience complète met chaque année
en difficulté grave des lauréats, brillants étudiants pour beaucoup
d’entre eux, mais soudain démunis devant une réalité qu’ils s’étaient
peu souciés de connaître. Une approche directe de l’établissement scolaire
et de la pratique de classe s’avère indispensable avant engagement dans
la carrière enseignante. Un stage de consistance réelle mais qui n’empiète
pas sur les formations théoriques sera organisé avant les épreuves orales
pour l’ensemble des admissibles. Préparé et encadré avec soin, il fournira
à chacun une expérience immédiate de l’établissement scolaire ou de
l’école (suivre un enseignant puis une classe sur l’ensemble des activités
d’une journée ; comprendre les fonctions de l’équipe éducative, le rôle
du CDI, etc.). Il permettra à l’étudiant d’observer dans sa ou ses disciplines
la démarche de l’enseignant expérimenté auquel il sera confié, mais
aussi de se mettre à l’épreuve en prenant en charge dans la classe une
ou deux séquences. Cette initiation concrète donnera lors de l’épreuve
orale à dominante professionnelle une assise à la réflexion que doit
être capable d’engager un candidat qui se destine aux métiers de l’enseignement.
Ouvrir aux candidats en échec des possibilités de remédiation ou de
réorientation Il n’était guère d’usage jusqu’ici de se préoccuper des
non-lauréats. Or ceux-ci représentent chaque année des effectifs considérables.
Ainsi, à la session 1998 des concours externes du second degré (agrégations
non comprises) pour l’enseignement public : 80 133 présents à l’écrit
(un nombre indéterminé d’inscrits ayant déjà renoncé à se présenter),
21 863 admissibles, 11 195 admis. Soit quelque 58 000 candidats en échec
après les écrits et 11 000 autres après les oraux. Ces chiffres engagent
à réfléchir sur l’orientation dont ont pu, en amont de la préparation,
bénéficier les candidats. Une demande prématurée d’admission en IUFM
et d’inscription à un concours rend très aléatoire le maintien d’une
bourse d’études si l’étudiant n’est pas au moins admissible. Des redoublants
anciens boursiers affrontent à chaque rentrée d’extrêmes difficultés
financières que les services sociaux ne peuvent totalement résoudre.
Beaucoup, après plusieurs tentatives infructueuses se trouvent également
inaptes à poursuivre d’autres études et démunis pour trouver une insertion
professionnelle. Il est urgent de mettre en place un traitement d’accompagnement.
Les admissibles qui, après échec aux oraux, souhaitent recommencer une
préparation doivent être mis en situation de le faire dans des conditions
favorables. A tous les étudiants d’IUFM non admissibles au CRPE ou à
un concours du second degré devra être proposé un bilan leur permettant
de déterminer leurs chances de réinscription à l’IUFM et de succès ultérieur
au concours, ou d’apprécier l’opportunité d’une réorientation. En fonction
du projet de l’étudiant, un large éventail de possibilités sera à explorer
avec les universités et le Centre National d’Enseignement à Distance :
consolidation scientifique et méthodologique par des modules de renforcement,
préparation d’une maîtrise, réorientations vers d’autres voies d’insertion
dans le secteur public ou privé. La pertinence d’un nouveau calendrier,
conforme aux exigences de formation mais également respectueux des personnes,
ne peut manquer d’être reconnue par le public étudiant comme par la
communauté enseignante.
ANNEXE
3 - Les formateurs intervenant en IUFM - Rénovation de la formation
des enseignants
La formation des enseignants nécessite des formateurs qui sont des personnels
particulièrement compétents, issus des différents ordres de l’enseignement.
Appelés à travailler en équipe, ils apportent à l’IUFM des compétences
universitaires liées aux développements de la recherche, ainsi que des
compétences liées à l’exercice d’un nombre important d’entre eux dans
l’enseignement scolaire.
1. Les catégories
de personnels assurant les formations mises en œuvre par les IUFM
1.1 - Les formateurs affectés et associés
Les personnels affectés et les personnels associés occupent des emplois
ou supports d’emplois attribués à l’IUFM. Au terme d’une première phase
de quatre ans, 60% de ces emplois pourraient être occupés par les personnels
affectés, 40% par les personnels associés (ce qui conduit à un nombre
de formateurs associés nettement supérieur à celui des formateurs affectés,
un emploi-support permettant d’accueillir deux ou trois formateurs associés).
Ces proportions pourront être actualisées au terme de cette période.
L’ensemble de ces personnels a vocation à intervenir complémentairement
en formation initiale et en formation continue. Pour établir un dispositif
unique, seront mis directement à la disposition de l’IUFM les supports
d’emplois servant jusqu’ici à l’attribution par le recteur d’une part
de "décharges" pour la formation initiale des professeurs-stagiaires,
d’autre part de "décharges" qui répondent aux besoins de la formation
continue. Ces supports permettront désormais d’accueillir à l’IUFM des
enseignants associés en service partagé avec un établissement scolaire.
Afin de garantir une réponse adaptée aux besoins de formation continue
définis par le recteur, l’utilisation d’un tiers des supports d’associés
sera chaque année réexaminée conjointement par le recteur et le directeur
de l’IUFM.
1.1.1. Les formateurs
affectés à l’IUFM
Les enseignants affectés à l’IUFM incluent des professeurs des universités,
des maîtres de conférences, des professeurs agrégés ou certifiés du
second degré, des professeurs de lycée professionnel, des instituteurs
ou professeurs des écoles, auxquels doivent s'ajouter des CPE. Affectés
à l’IUFM, ils constituent un "noyau permanent" de formateurs, nécessaire
pour permettre l’organisation de la formation et son analyse. Ils ont
vocation à être les animateurs principaux de la vie scientifique et
pédagogique de l’IUFM. Ils contribuent, en liaison avec leurs collègues
des universités, à la formation des formateurs. Dans le cadre des transformations
et des créations correspondant à la politique de ressources humaines
définie dans leur contrat quadriennal, les IUFM veilleront à instaurer
progressivement un équilibre entre les catégories de personnels affectés.
Au terme d’une première phase de quatre ans, l’objectif à atteindre
devrait être d’environ 40 % d’enseignants-chercheurs (dont 30 % de professeurs
et 70 % de maîtres de conférences), environ 40 % de professeurs agrégés
ou certifiés, environ 20 % de professeurs des écoles. Ces proportions
pourront être actualisées au terme des quatre années. Afin de renforcer
dans la formation délivrée à l’IUFM l’articulation avec le terrain,
la possibilité est ouverte aux personnels enseignants affectés en IUFM
d’effectuer pour une durée limitée et selon leur corps une part de service
dans une école, un collège ou un lycée. Des conventions entre l’IUFM
et le Rectorat faciliteront cet exercice à temps partiel dans l’enseignement
scolaire.
1.1.2. Les formateurs
associés à l’IUFM
Ces personnels, dont l’emploi est implanté dans un établissement scolaire
ou une école, effectuent, pour une durée de trois ans renouvelable une
fois consécutive, une part (un tiers ou la moitié) de leur service à
l’IUFM. L’IUFM dispose de supports réservés à cet effet. Le renouvellement
de ces formateurs se fait chaque année pour un tiers d’entre eux. Ces
personnels perçoivent, au prorata de leur service à l’IUFM, la prime
d’enseignement supérieur. Le directeur de l’IUFM est associé à leur
notation et à leur avancement.
1.2. Les intervenants
extérieurs Aux deux catégories précédentes s’adjoignent des intervenants
extérieurs, appelés à contribuer à la formation en raison des compétences
diversifiées qu’ils apportent.
1.3. Les "maîtres
de stage" : maîtres formateurs, tuteurs et conseillers pédagogiques
Nommés sur proposition du directeur de l’IUFM, après avis du corps d’inspection
concerné et éventuellement du chef d’établissement, ils contribuent
à la formation des étudiants et professeurs-stagiaires en assurant l’accueil
et le suivi des stages effectués dans des écoles et des établissements
scolaires. Ils bénéficient à cet effet de décharges et/ou d’indemnités.
Une réflexion sur le CAFIPEMF est engagée dans le cadre de la rénovation
de la formation des enseignants. Il sera délivré par l’université en
collaboration avec l’IUFM. Un diplôme analogue est prévu pour le second
degré. Les tuteurs et conseillers pédagogiques seront prioritairement
désignés parmi les titulaires de ces diplômes. Les IMF et PEMF ont la
double vocation d’accueillir des stagiaires dans des écoles et de participer
à la formation des enseignants. Pour permettre dans des écoles et établissements
scolaires un accueil de tous les étudiants et professeurs-stagiaires
qui est nécessaire à la formation des enseignants, sera constitué dans
chaque académie un large réseau d’établissements et d’écoles qui prendra
en compte la présence de maîtres de stage compétents. A cet effet, il
importe d’affirmer que tout établissement et toute école a vocation
à contribuer à la formation des enseignants, qui est l’une des tâches
essentielles du système éducatif.
1.4. Ces dispositions
ne modifient pas la situation des formateurs actuellement en exercice.
2 - Services partagés
entre IUFM et université
Les échanges de service entre IUFM et universités seront favorisés et
donneront lieu à un avenant à la convention de rattachement passée entre
les établissements. Les DETU (directeurs d’études), emplois créés dans
les universités pour exercer un service en IUFM durant une période de
quatre ans, ne remplissent plus les objectifs espérés lors de leur création,
et un nombre important de fonctions de directeurs d’études sont vacantes
dans les IUFM. Un tel dispositif n’est pas nécessaire pour créer des
liens entre universités et IUFM, puisque des échanges de service sont
possibles par simple convention. Les emplois de directeurs d’études
seront donc progressivement transférés dans les IUFM. Lorsqu’ils sont
occupés, ce transfert peut se faire par accord entre l’intéressé, l’université
et l’IUFM, l’emploi et son titulaire étant alors attribués à l’IUFM.
Lorsque la fonction est vacante, le transfert à l’UFM s’opère par création
d’emploi. Un accord pluriannuel sera établi en ce sens entre IUFM et
universités de rattachement.
3 - La désignation
et le recrutement des formateurs
Les enseignants-chercheurs sont choisis selon le dispositif habituel
des commissions de spécialistes. Pour les autres catégories de formateurs,
affectés et associés, la nomination est proposée par le directeur de
l’IUFM. Les emplois et fonctions à pourvoir donnent lieu à la définition
d’un profil. Les maîtres de stages sont désignés sur proposition du
directeur de l’IUFM, après avis du corps d’inspection concerné et, pour
le second degré, du chef d'établissement. Le CAFIPEMF et son équivalent
pour le second degré, ainsi que certains DESS liés à l’enseignement
et la formation, pourront constituer des éléments pris en compte pour
accéder aux fonctions de formateur d’enseignants.
4 - Les services
des formateurs
Le service des formateurs affectés et associés est défini par les textes
réglementaires. Les enseignants-chercheurs effectuent un service annuel
équivalent à 192 HTD ; les enseignants des premier et second degrés
effectuent un service annuel équivalent à 384 HTD. Ils peuvent percevoir
une prime de responsabilités pédagogiques. Lorsque des formateurs exercent
en service partagé à l’IUFM, la part de service IUFM s’obtient en multipliant
la quotité de service en IUFM par le service annuel de leur catégorie.
Les enseignants affectés et les enseignants associés perçoivent la prime
d’enseignement supérieur (au prorata de la quotité de service qu’ils
effectuent à l’IUFM pour les enseignants associés). Le service des instituteurs
et professeurs des écoles assurant au profit de l’IUFM des fonctions
de maîtres formateurs est défini par les textes réglementaires. Dans
chaque IUFM, un "règlement des services" définit les règles de comptabilisation
des services ; il est approuvé par le conseil d’administration.
5 - La carrière
des formateurs
Exercer en formation d’enseignants doit constituer un élément valorisant
dans la carrière des personnels enseignants. Outre l’obtention éventuelle
de diplômes (DESS, DEA etc.) préparés à l’université, la notation et
l’avancement des formateurs d’enseignants doivent leur permettre une
carrière qui soit au moins aussi valorisée que celle de l’ensemble des
personnels enseignants. L’avancement d’échelon, l’accès au grade d’agrégé,
l’accès à la hors-classe devront prendre en compte de manière significative
la participation à la formation des enseignants. A cet effet, l’avis
du directeur de l’IUFM sera sollicité pour la notation et l’avancement
des formateurs associés et des IMF-PEMF et maîtres de stages. Les enseignants-chercheurs
exerçant en IUFM doivent bénéficier d’évolutions de carrière analogues
à celles de l’ensemble de leurs collègues.
ANNEXE
4 - Les jurys de concours - Rénovation de la formation des enseignants
1. Règles générales
Les présidents de jurys (universitaires ou IGEN) conçoivent et font
clairement concevoir les concours comme la première phase du recrutement
des enseignants. Lorsque le nombre des candidats exige la subdivision
du jury en commissions, le président veillera à une parfaite cohérence
des modalités et des critères. Les concepteurs de sujets, correcteurs
et examinateurs auront une connaissance approfondie du secteur d’enseignement
pour lequel le recrutement s’effectue. Par exigence de déontologie,
les concepteurs de sujets n’auront pas été directement impliqués dans
la préparation au concours pour l’année concernée ; les examinateurs
ne pourront faire passer des épreuves orales aux candidats provenant
d’un site de préparation où ils exercent. Pour tous les concours, y
compris le CRPE, un rapport de jury circonstancié, conçu de façon à
apporter aux candidats l’information la plus utile, sera publié au cours
de l’automne suivant chaque session.
2. CRPE
Le jury comprendra, dans des proportions équilibrées : des enseignants-chercheurs,
des IEN, des instituteurs ou professeurs d’école, des professeurs de
collège engagés dans la liaison école-collège, des formateurs IUFM dans
les conditions déontologiques indiquées ci-dessus. Le président de jury
aura été choisi par le recteur parmi les universitaires possédant une
bonne connaissance de l’enseignement primaire.
3. Concours 2ème
degré
Les jurys comprendront dans des proportions équilibrées : des enseignants-chercheurs,
des membres des corps d’inspection, des enseignants du second degré.
Pour ces derniers, on veillera à augmenter sensiblement le nombre de
professeurs exerçant en collège et dans le second cycle des lycées.
Les jurys de concours de recrutement des PLP2 incluront des IEN-IET
et des enseignants exerçant en lycée professionnel. Les présidents de
jury veilleront à assurer une mixité des catégories d’examinateurs pour
l’ensemble des épreuves orales, que celles-ci soient à dominante disciplinaire
ou à orientation plus professionnelle.
ANNEXE
5 - Validation et certification des professeurs stagiaires -
Rénovation de la formation des enseignants
Les modalités de validation et de certification des professeurs stagiaires
sont régies : - Pour les professeurs des écoles, par la circulaire n°
92-303 du 22 octobre 1992 (Modalités de validation de la formation dans
les IUFM des professeurs des écoles stagiaires à compter de l’année
universitaire 1992-1993) et la note de service n° 93-149 du 9 mars 1993
(Conditions de délivrance du diplôme professionnel de professeur des
écoles aux professeurs des écoles stagiaires recrutés au concours externe
et au second concours interne de recrutement de professeurs des écoles).
- Pour les professeurs des lycées et collèges, par la circulaire n°
91-263 du 30 septembre 1991 (Modalités de validation de la formation
dans les IUFM des professeurs stagiaires lauréats des concours du CAPES,
du CAPET, du CAPEPS et du CAPLP2 à partir de l’année 1991-1992) et la
note de service n° 95-033 du 10 février 1995 (Modalités de titularisation
des lauréats des concours de recrutement des personnels enseignants
et d’éducation du second degré). Ces textes devront être revus en vue
d’une mise en application des principes consignés dans le texte de cadrage
Rénovation du dispositif de formation des enseignants.
1. Validation des
professeurs stagiaires au terme de la 2ème année d’IUFM
Comme l’indiquent les circulaires mentionnées ci-dessus, la validation
ressortit aux procédures d’évaluation qu’un établissement d’enseignement
supérieur met en place pour évaluer les formations qu’il dispense. Il
convient néanmoins que ces procédures soient harmonisées entre les IUFM
et qu’au niveau de chaque académie une concertation efficace existe
entre les instances de validation propres à l’IUFM et les jurys constitués
par les recteurs pour la titularisation. Pour les professeurs des écoles
comme pour les professeurs de lycées et collèges et les conseillers
principaux d’éducation, la validation nécessite que soit positivement
évaluée chacune des quatre composantes de la formation suivie en 2ème
année d’IUFM, à savoir :
- le stage en responsabilité ;
- les modules d’enseignement ;
- le mémoire professionnel ;
- la capacité à utiliser les TICE et à les intégrer dans l’enseignement.
La validation de la formation donne lieu à un suivi et à un contrôle
au cours de la 2ème année d’IUFM. Le stage en responsabilité est validé
en fonction du résultat des visites effectuées par des formateurs et
de l’avis du chef d’établissement. Les enseignements sont validés en
contrôle continu pendant l’année de formation. Le mémoire professionnel
est validé sous réserve que soient jugées satisfaisantes sa réalisation
écrite et la soutenance individuelle à laquelle il donne lieu. La capacité
à utiliser les TICE et à les intégrer dans l’enseignement est validée
en contrôle continu et par un test pratique. Les deux commissions de
validation constituées par le directeur de l’IUFM seront, pour le 1er
comme pour le 2ème degré, composées d’enseignants impliqués dans la
formation auxquels seront associés des enseignants appartenant au corps
d’accueil des professeurs stagiaires et des membres des corps d’inspection.
Pour chacun des professeurs-stagiaires, la commission procédera à l’examen
des résultats obtenus dans les quatre composantes de la formation. Elle
établira un rapport individuel et, si la scolarité n’a pas été jugée
satisfaisante, proposera en fonction des déficiences constatées la prescription
d’éléments complémentaires, un prolongement du stage ou le renouvellement
de l’année de formation. Le directeur de l’IUFM transmettra les résultats
de la commission de validation et les dossiers des professeurs stagiaires
au recteur en temps utile pour que soit engagé le processus de titularisation.
2. Titularisation
2.1. Les jurys académiques constitués par le recteur seront, pour le
1er comme pour le 2ème degré, composés en majorité de membres non affectés
à l’IUFM.
La composition des jurys académiques est définie par les deux notes
de service mentionnées ci-dessus. Chaque jury académique délibère sur
les propositions transmises par l’IUFM. S’il l’estime nécessaire, le
jury peut demander au directeur de l’IUFM de lui fournir des indications
complémentaires.
2.2. Lors d’une
première délibération, sont présentés au jury :
- la liste des professeurs-stagiaires dont la scolarité a été jugée
satisfaisante par l’IUFM ;
- la liste des professeurs-stagiaires dont la scolarité n’a pas été
jugée satisfaisante par l’IUFM. ;
- les dossiers individuels d’évaluation de la formation dans ses quatre
composantes et le rapport établi pour chaque professeur-stagiaire. Au
vu des propositions du directeur d’IUFM et des avis formulés par les
membres des corps d’inspection, le jury académique établit :
- la liste des stagiaires qu’il estime aptes à la titularisation par
obtention du DPPE, admission à l’EQP, obtention du CAPLP2 ou du CACPE.
- la liste des stagiaires dont le stage en responsabilité n’a pas été
jugé satisfaisant. Ceux-ci devront faire l’objet d’une inspection.
- la liste des stagiaires dont n’ont pas été jugés satisfaisants les
résultats obtenus pour les modules d’enseignement et/ou le mémoire professionnel
et/ou les capacités d’utilisation et d’intégration des TICE. En fonction
du secteur de déficience seront prescrits :
- des modules d’enseignements complémentaires, qui donneront lieu à
une seconde évaluation ;
- une élaboration complémentaire du mémoire, qui donnera lieu à une
seconde soutenance ;
- des acquisitions complémentaires dans la maîtrise et l’intégration
pédagogique des TICE. Une durée appropriée sera assignée à l’obtention
de ces compléments d’acquisition, qui donneront alors lieu à une seconde
évaluation.
2.3. Lors d’une
seconde délibération, le jury académique se prononce, au vu des résultats
des inspections organisées pour les professeurs-stagiaires dont le stage
en responsabilité n’a pas été jugé satisfaisant : - soit pour leur titularisation ;
- soit pour un renouvellement de l’année de stage. Dans ce cas, la formation
suivie par les professeurs-stagiaires ajournés prendra en compte les
éléments validés et se concentrera sur les remédiations adéquates.
ANNEXE
6 - Enseignement technique et professionnel - Rénovation de la
formation des enseignants
La formation des professeurs des lycées techniques et des lycées professionnels
prendra davantage en compte les besoins et les spécificités de ce secteur,
tout en s’intégrant dans le cadre général de la formation des enseignants
du second degré. Le vivier des candidats admis en IUFM sera élargi et
diversifié. Les épreuves des concours correspondront mieux aux aptitudes
et compétences requises. Les formations, organisées sur une carte révisée,
intégreront plus étroitement une double alternance avec la pratique
de classe et avec l’entreprise.
1. Elargissement
et diversification du vivier
Il a pour conditions :
- Une information systématique permettant de faire connaître dans les
filières universitaires (DEUG, DEUST, IUT, IUP…) les débouchés offerts
par l’enseignement technique et professionnel.
- L’encouragement à la création dans les universités de licences professionnelles
adaptées. Ces licences permettront à des titulaires d’un DUT ou d’un
BTS d’atteindre le niveau requis, d’une part dans les notions théoriques;
d’autre part dans les savoir-faire exigés par l’entreprise ou les métiers,
à travers un stage d’un semestre.
- La délivrance d’équivalences à la licence par validation d’acquis
professionnels dans des métiers couvrant les besoins actuels du monde
économique. La nouvelle réglementation des concours prévoit de considérer
comme équivalant à une licence dans les champs disciplinaires où il
n’en existe pas la détention d’un CAP avec sept années d’activité professionnelle
ou d’un baccalauréat professionnel avec cinq années d’activité professionnelle.
Les concours correspondants auront une forte composante professionnelle.
La formation en IUFM consistera pour une part importante à doter les
futurs enseignants de ces secteurs des éléments de culture et des méthodes
pédagogiques nécessaires.
- Une mise à niveau appropriée, pour les titulaires d’une licence de
type classique, par une année préparatoire professionnalisante.Les étudiants
admis en année préparatoire pourraient bénéficier d'une allocation d’études.
- Le recrutement sur profils pour des secteurs hautement spécialisés,
par une formation complémentaire donnée à des enseignants de filières
techniques ou professionnelles plus généralistes. La connaissance directe
des réalités socio-économiques sera dans tous les cas prise en compte
dans les critères d’admission en IUFM.
2. Rationalisation
de la carte des formations
La carte des formations sera revue en fonction d’un ensemble de conditions :
- Cursus existants dans les universités ;
- Potentiel de formation de l’IUFM et de l’académie;
- Accès aux structures techniques nécessaires (plates-formes technologiques)
;
- Réseau local de lycées, IUT, IUP, Ecoles d’ingénieurs, entreprises
;
- Données socio-économiques régionales (potentiel industriel, secteurs
demandeurs d’emplois) ;
- Liens de l’IUFM avec les milieux économiques et avec les entreprises.
Une répartition régionale, une collaboration inter-régionale des IUFM
concernés et une programmation pluri-annuelle des concours externes
et internes seront en particulier étudiées pour les filières à petits
effectifs.
3. Epreuves des
concours CAPET et CAPLP2
Les épreuves seront redéfinies en vue d’un équilibre dans l’évaluation
des connaissances scientifiques, des compétences professionnelles dans
la spécialité et des aptitudes à l’enseignement. Pour assurer une meilleure
adéquation entre les concours de recrutement et l’activité des enseignants
en lycées technologiques et en lycées professionnels, la différenciation
sera accentuée entre les concours CAPET et CAPLP2 (la part respective
des composantes théoriques et pratiques étant de 50%-50% pour les CAPET,
30%-70% pour les CAPLP2 des filières professionnelles). De même, les
CAPLP2 d’enseignement général, mieux différenciés des CAPES, seront
conçus non comme la juxtaposition de deux disciplines mais tels qu’ils
permettent de vérifier dans le traitement des connaissances comme dans
la conception de leur enseignement, la capacité à une réelle bi-valence
intégrée qui est nécessaire à une bonne insertion professionnelle et
sociale des élèves de lycées professionnels.
4. Renforcement
d’une double alternance dans la formation des professeurs stagiaires
et des professeurs en première année d’exercice
Les objectifs de formation seront clairement redéfinis, par filière
et sur la durée pour les professeurs-stagiaires et les nouveaux titulaires.
De nouvelles formules de collaboration seront recherchées entre l’IUFM
et le monde de l’entreprise pour favoriser l’acquisition de compétences
spécifiques liées aux techniques industrielles et aux métiers.
4.1. En 2ème année
d’IUFM :
Les plans de formation prévoiront une organisation (binômes, phases
de regroupement) favorisant au maximum la complémentarité entre la formation
d’accompagnement, l’exercice dans les classes, les périodes de stage
en entreprise. Les stages en entreprise seront diversifiés (stage ouvrier,
stage technicien, stage cadre).On sera cependant attentif à ne pas isoler
les professeurs des filières CAPET et CAPLP2 de leurs collègues de l’enseignement
général. Une complémentarité sera recherchée entre le rapport de stage
et le mémoire professionnel, ce dernier étant centré sur une problématique
d’enseignement. Les professeurs stagiaires seront préparés au suivi
de leurs élèves durant leurs périodes de formation en entreprise (préparation
de l’accueil, négociation des objectifs pédagogiques et industriels
avec les tuteurs, jurys mixtes de soutenances) et à l’exploitation en
classe des éléments acquis en entreprise. Les professeurs stagiaires
des lycées professionnels seront formés à la mise en œuvre de la formation
professionnelle intégrée. Ils recevront également les éléments de formation
requis pour qu’ils soient à même d’intervenir dans les SEGPA.
4.2. La 3ème année
de formation en IUFM permettra d’approfondir en fonction des besoins
individuels les compétences pédagogiques des professeurs débutants et
leur connaissance de l’entreprise. L’accent pourra également être mis
sur les capacités spécifiques requises par la formation continue des
adultes.
5. Les formateurs
des enseignants du secteur technique et professionnel
Une réflexion est à conduire sur les qualifications exigibles des formateurs
intervenant en formation initiale et continue. Tous les formateurs posséderont
une connaissance directe de l’entreprise. Une formation spécifique des
formateurs sera centrée sur la veille technologique et la possibilité
d’effectuer des stages en entreprise d’une durée de 3 à 6 mois. La diversification
des compétences sera favorisée par des échanges de service avec des
IUT et par l‘appel à des acteurs du monde économique.
ANNEXE
7 - Contenus et modalités de la troisième année de formation
en IUFM - Rénovation de la formation des enseignants
La troisième année de formation professionnelle, placée sous la responsabilité
de l’IUFM et suivie par l’ensemble des enseignants nouvellement titularisés,
est une phase de transition entre formation initiale et formation continue.
Au cours de leur première année d’exercice, les nouveaux enseignants
peuvent se trouver confrontés à des situations pédagogiques diverses,
éventuellement difficiles. Par rapport à leur apprentissage antérieur,
ils rencontrent dans leur école ou leur établissement d’affectation
des problèmes nouveaux ou posés dans des termes autres. Il s’agit de
ce fait pour des professionnels débutants d’une période particulièrement
réceptive à une formation qui aura pour fonction de les aider dans leurs
pratiques pédagogiques, de les encourager à élargir leurs compétences
mais aussi de les guider vers des démarches d’expérimentation et d’innovation.
Une consistance sera ainsi donnée au principe d’une formation poursuivie
tout au long d’une carrière.
1. Contenus de formation
Les contenus proposés, qui s’adressent à des professionnels dont l’expérience
se confirme, ne peuvent se concevoir comme un simple prolongement des
enseignements dispensés en 2ème année d’IUFM. Ils auront comme finalité
première d’amener les enseignants à confronter leur pratique de classe
aux principes pédagogiques qui leur auront été présentés, donc de développer
à la fois leurs capacités réflexives et leur esprit critique. Ces contenus
seront en outre déterminés de façon à répondre aux exigences d’une formation
approfondie et négociée, adaptée au contexte d’exercice et répondant
à des choix de parcours. C’est donc à partir d’une analyse des besoins
et des projets des nouveaux enseignants que les groupes de formation
seront constitués. Une latitude suffisante sera laissée aux formateurs
pour choisir les thématiques et les modalités les plus appropriées aux
objectifs définis. Le travail des groupes sera, selon des équilibres
modulables, centré sur les thèmes suivants :
1.1. Adaptation
au contexte d’exercice
Des réponses seront élaborées à travers un travail sur les pratiques
et une réflexion structurée sur les problèmes concrets rencontrés par
les nouveaux titulaires. Les professeurs des écoles, qui ont jusque
là exercé sur des périodes discontinues, seront sensibilisés aux problèmes
d’apprentissage sur la durée d’une année scolaire. Les professeurs de
lycée et collège pourront mieux appréhender l’articulation de leur spécialité
avec les autres disciplines enseignées dans les classes qu’ils ont en
charge. Un travail plus précis sera par ailleurs conduit avec eux sur
les problèmes liés à l’adolescence, sur les exigences concrètes de l’évaluation
(correction des copies, traitement des bulletins), ainsi que sur la
connaissance du monde du travail qui est indispensable pour l’orientation.
Les compléments utiles seront fournis sur les nouvelles modalités d’encadrement
des élèves, les parcours individualisés, les conditions de développement
du travail en équipe. Une attention particulière sera apportée aux situations
d’exercice en contexte difficile.
1.2. Approfondissement
des compétences
Selon leurs centres d’intérêt et leurs projets, les nouveaux enseignants
auront la possibilité de se perfectionner dans au moins un domaine relatif
à leur métier, y compris l’usage pédagogique des TICE. Le cas échéant,
ils approfondiront un thème abordé l’année précédente dans leur mémoire
professionnel. Les professeurs des écoles pourront ainsi développer
dans un secteur d’enseignement des compétences propres à enrichir un
projet d’école (notamment enseignement artistique, enseignement des
sciences expérimentales, activités physiques et sportives, utilisation
pédagogique des TICE). Les professeurs des collèges, lycées et lycées
professionnels auront la possibilité d’élargir leur réflexion sur l’enseignement
de leur discipline ou sur des thématiques transversales.
1.3. Connaissance
de l’institution
En contact quotidien avec leur terrain d’exercice, les nouveaux titulaires
seront plus à même de percevoir la nécessité de connaître et de comprendre
l’institution dont ils font partie. Toutes précisions requises devront
notamment leur être fournies sur les fonctions respectives des acteurs
du système éducatif, sur la communauté éducative à laquelle ils appartiennent,
sur les modalités de coopération avec les personnels non-enseignants,
les aides-éducateurs et les partenaires extérieurs, enfin sur l’étendue
de leurs responsabilités professionnelles. Ainsi conçue et réalisée,
cette 3ème année contribuera à susciter parmi les nouveaux enseignants
un intérêt pour les activités de formation ou d’encadrement et les encouragera
aux prolongements d’études propres à les conduire dans cette voie.
2. Modalités de
formation
2.1. Organisation
En conséquence d’un allégement de service accordé aux enseignants en
première année d’exercice, la formation en 3ème année d’IUFM disposera
d’un volume d’activités encadrées d’une centaine d’heures, soit de 16
à 20 journées. Les activités seront structurées et réparties au long
de l’année scolaire, sur des plages permettant de respecter le principe
" pas de classe sans enseignant ". Pour les professeurs des écoles,
seront recherchées les formules les plus compatibles à la fois avec
le fonctionnement des écoles et l’efficacité de la formation : regroupements
par périodes de 2 ou 3 semaines, journées hebdomadaires ou bi-mensuelles.
Pour les professeurs des collèges et lycées, elles occuperont d’octobre
à mai en moyenne une journée hebdomadaire. Les groupes de formation
compteront de 8 à 12 enseignants nouvellement titularisés. Ils seront
constitués par l’IUFM en fonction des communautés de besoins (par type
de classe, ou par entrée disciplinaire) en ménageant cependant, pour
le 2ème degré, la possibilité de groupements pluridisciplinaires. La
présence aux formations, dès lors qu’elle s’adresse à des fonctionnaires
déchargés en conséquence, sera obligatoire. Les formations seront assurées
en partie par des tuteurs, en partie par des formateurs affectés ou
associés à l’IUFM, expérimentés en formation initiale et continue. L’obtention
du nouveau CAFIPEMF ou de son équivalent pour le second degré constituera
progressivement une qualification reconnue pour l’exercice de ces fonctions.
Les tuteurs, choisis parmi les enseignants en exercice dans le 1er ou
le 2ème degré, les conseillers pédagogiques, les formateurs de l'IUFM,
seront désignés sur proposition du directeur de l’IUFM, après avis des
corps d’inspection (et, pour le 2ème degré, du chef d’établissement).
Chaque tuteur aura la responsabilité directe d’un groupe de 4 à 6 professeurs
débutants et assurera un volume annuel de formation. Il bénéficiera
en contrepartie d’une indemnité et/ou d’une décharge de service correspondant
à sa fonction tutoriale et à ses obligations d’encadrement de formation.
Les séances de formation seront de préférence assurées à proximité des
lieux d’exercice (échelon de la circonscription ou du district). Sur
une portion limitée de l’horaire global, des regroupements plus larges
sont envisageables pour des conférences portant sur des questions disciplinaires
plus spécialisées ou sur des sujets transversaux : éducation civique,
juridique et sociale, lutte contre la violence et l’illettrisme, etc.
Les IUFM mettront les ressources documentaires et techniques dont ils
disposent à ladisposition des nouveaux enseignants et de leurs tuteurs-formateurs.
Par ailleurs l’usage systématisé des nouvelles technologies permettra,
entre les séances de formation, un suivi direct des nouveaux enseignants
par leur tuteur, l’organisation d’échanges permanents entre les participants
et un travail coopératif exploitant toutes les possibilités de communication
interactive (messagerie électronique, forums, IntraNet, pages WEB de
l’IUFM, visioconférence). Au terme de l’année de formation, un bilan
des acquis professionnels sera établi par les tuteurs avec chaque participant
à la formation. Ce dernier recevra de l’IUFM une fiche de recommandations
lui indiquant les possibilités à exploiter en formation continue et
les voies ouvertes vers des poursuites d’études et des formations qualifiantes.