Les pétitions

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Dernière mise à jour le 25 novembre 2006

pétition contre la mise à mort programmée de l'enseignement public

Après le mouvement du printemps dernier, le gouvernement a mis en place la commission Université / Emploi qui vise à professionnaliser tous les cursus. C'est une nouvelle étape du double processus de soumission de l'université aux intérêts patronaux et de précarisation des étudiant-e-s et personnels. La réforme LMD a ouvert la voie aux nouvelles attaques programmées par le gouvernement : dispositif Goulard de préinscription des lycéen-ne-s à la fac (qui place les facs en concurrence pour recruter les meilleurs lycéen-ne-s et qui annonce une sélection accrue des étudiant-e-s), professionnalisation des filières (multiplication des stages, heures d'enseignements remplacées par des interventions de représentants du patronat, etc.), mise en place d'une « orientation choisie » au service des patrons, limitation de la durée des études, et retour du projet Ferry d'autonomie des universités qui leur permettrait de choisir leurs étudiant-e-s et de fixer elles-mêmes les frais d'inscription. Parallèlement, les conditions de vie des étudiant-e-s se dégradent : augmentations des frais d'inscriptions, bourses tardives et insuffisantes, difficulté à se loger, etc.

Il est urgent de s'informer et de préparer la riposte : seul un mouvement de masse permettra la satisfaction de nos revendications élémentaires :

-Aucune sélection à l'entrée de l'université !
-Non à la sélection à l'entrée du master !
-Contre les frais d'inscription qui ne cessent d'augmenter !
-Interdiction des financements privés !
-Maintien ou rétablissement de la session de septembre !
-Réengagement financier de l'Etat à hauteur des besoins !
-Augmentation des bourses en nombre et en montant et versement dès l'inscription !
-Construction massive de logements en Cité U !

Signataires : FSE National, FSE Limoges, FSE Paris 1 et 4, AGET FSE (Toulouse), USEP FSE (Pau), FSE Caen, Coordination Aix Marseille, Mouvement Fac de Sciences (Limoges), CNT Nancy, Sud Etudiant Limoges...
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nous les prenons sous notre protection!

Le 30 juin 2006, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents tombera. Des milliers d'enfants, de jeunes et leurs familles risquent l'expulsion en masse, verront leur avenir et leur vie même anéantis. Nous ne laisserons pas commettre ces infamies en notre nom. Chacun avec les moyens qui sont les nôtres, nous leur apporterons notre soutien, notre parrainage, notre protection. S'ils nous demandent asile, nous ne leur fermerons pas notre porte, nous les hébergerons et les nourrirons ; nous ne les dénoncerons pas à la police.

Pour des milliers d'enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006 ne marquera pas le début des vacances d'été, mais bien le commencement d'un calvaire. En effet, à cette date, le sursis que M. Sarkozy avait dû accorder aux jeunes majeurs sans papiers scolarisés et aux parents d'enfants scolarisés tombera. Suspendues parce que les mobilisations d'écoles et de lycées se multipliaient, les expulsions reprendront.

Ainsi, en guise de vacances, des milliers de jeunes et d'enfants joueront aux fugitifs, en vrai, avec ou sans leurs parents, guettant les bruits de pas à l'heure du laitier, tremblant à la vue d'un uniforme et vivant dans la hantise de perdre à jamais leur école, leurs enseignants, leurs copains. S'ils sont arrêtés, le grand jeu de leur été sera un petit rôle dans un film policier sordide : l'interpellation, seul ou en famille, les parents rudoyés, 48 heures de garde à vue dans une cellule de commissariat puis deux ou quatre semaines en rétention, crasse, bruit, violence et promiscuité assurés, et, pour finir, un aller-simple vers un pays qu'ils ne connaissent pas ou plus, dont certains ne parlent pas (ou plus) la langue, papa-maman menottés, entravés comme des bêtes et attachés à leurs sièges.

A l'arrivée, ce sera pour la plupart l'extrême misère : pas de logement ou le bidonville, pas de travail et pas d'espoir d'en trouver. Des persécutions, parfois les plus atroces, contre ceux que la France a débouté du droit d'asile. Ils paieront pour les raisons pour lesquelles ils avaient fui et certains pour avoir dénoncé leurs tortionnaires à l'étranger. Pour les enfants, pas d'école, dans des pays où la scolarisation est un luxe. C'est ce gâchis qui se cache derrière les chiffres records d'expulsions annoncés avec satisfaction par le ministre de l'Intérieur : des milliers de vies propulsées dans l'indigence et parfois achevées sous la torture !

Nous ne laisserons pas détruire la vie de ces enfants, de ces adolescents et de leurs parents. Ils sont nos élèves, les copains de nos élèves ou de nos enfants. Ils ont commencé d'étudier dans ce pays, ils en parlent la langue, ils ont les mêmes joies et, hélas, des soucis bien plus grands que les camarades de leur âge. S'ils décident (ou, pour les plus jeunes, si leurs parents décident) d'échapper à une expulsion honteuse, nous les y aiderons comme nous avons aidé Rachel et Jonathan à Sens, Samuel à Pau, Ming et Wei-Ying à Evreux. Nous sommes solidaires de ceux qui les accueilleraient. S'ils demandent asile, nous ne fermerons pas notre porte.

Cela contrevient aux lois en vigueur. Mais l'enseignement que nous avons à dispenser à nos élèves ou l'éducation que nous devons à nos enfants ne peut pas être l'exemple de la soumission à un ordre injuste. Chacun a en mémoire les épisodes où face à des persécutions insupportables, chacun a dû faire des choix. Et où ne pas choisir était choisir de laisser faire. Et pas seulement dans les périodes de dictature. Rosa Parks, emprisonnée à Atlanta en 1955 pour avoir enfreint les lois ségrégationnistes aurait-elle dû se soumettre au prétexte que ces lois avaient été « démocratiquement » prises ? Le général Paris de la Bollardière, mis aux arrêts pour avoir dénoncé les tortures de l'armée française en Algérie, aurait-il dû se taire parce que la France était une démocratie ?

Nous ne laisserons pas se commettre des infamies en notre nom.

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Uni(e)s contre une immigration jetable

Nous refusons le projet de loi CESEDA que prépare le gouvernement sur l'immigration !

La nouvelle réforme du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) conduit à une négation radicale des droits fondamentaux de la personne. Elle restreint encore plus radicalement le droit au séjour pour les familles, les conjoints, les enfants, de toutes celles et ceux qui construisent leur vie en France. Elle entérine la quasi-disparition de cet outil d'« intégration » qu'était la carte de résident. Elle s'attaque au séjour des malades étrangers.

Si ce projet est adopté, il ne fera pas bon s'aimer entre Français-e-s et étranger-e-s, vouloir vivre avec sa famille ou avoir des enfants. Pour ceux-là, la multiplication sans fin des conditions rendra l'espoir de la régularisation bien vain.

Le projet s'inscrit délibérément dans une perspective utilitariste. Le gouvernement affiche sa volonté d'aller piller les capacités et talents dans le monde. Ne sera « acceptable » que l'étranger perçu comme rentable pour l'économie française. Quant aux autres, ni leur situation personnelle, ni leur situation familiale ne leur conféreront désormais des droits, au point que les régularisations deviendront quasiment impossibles. Ce projet crée une nouvelle catégorie de travailleurs étrangers dont la durée du séjour est limitée au bon vouloir de leur patron. De plus, la suppression du droit à la délivrance d'un titre de séjour, pour les étrangers présents depuis au moins dix ans en France, les condamne à l'irrégularité perpétuelle. Le projet sélectionnera également beaucoup plus l'entrée des étudiants étrangers.

Quant aux étrangers en situation régulière, le droit de vivre en famille devient un exploit : le gouvernement prévoit de durcir les conditions du regroupement familial (ressources, logement, avis du maire sur l'« intégration » de la famille). Il jette la suspicion sur les pères étrangers d'enfants français, qui devront justifier de leur paternité.

A lire le nouveau projet gouvernemental sur l'immigration, pour espérer obtenir et conserver leur titre de séjour les étrangers devront cumulativement être « bien intégrés », bien vus par le maire de leur commune, en bonne entente avec leur conjoint, appréciés par leur patron, disposant d'un bon salaire et d'un grand logement.

Sachant qu'une réforme du droit d'asile devrait largement réduire les conditions d'octroi du statut de réfugié, c'est l'ensemble des droits des étrangers qui est en danger. Il est de la responsabilité de chacun d'entre nous de réagir. En stigmatisant les étrangers, le gouvernement tente de nous opposer les uns aux autres et il brade les libertés fondamentales.

Nous appelons donc à nous mobiliser contre la réforme CESEDA qui, si elle était adoptée, ferait des étrangers en France, réguliers ou irréguliers, une population de seconde zone, privée de droits, précarisée et livrée pieds et poings liés à l'arbitraire du patronat, de l'administration et du pouvoir.

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Non à la diminution des postes aux concours de recrutement de l'enseignement secondaire !

Nous avons appris, en pleines vacances de Noël, la réduction de près de 30% en moyenne des postes offerts aux concours de recrutement de l'enseignement secondaire public (CAPES et agrégation), soit au total 6050 postes de moins que l'année dernière. Cette baisse concerne toutes les disciplines, et elle est particulièrement spectaculaire en Education Physique et Sportive (baisse de 57% à l'agrégation, de 50% au CAPES), en lettres classiques (baisse de 33% à l'agrégation, de 40% au CAPES), en philosophie (baisse de 35% à l'agrégation, de 38% au CAPES) en mathématiques (baisse de 35% à l'agrégation), en sciences économiques et sociales (baisse de 30% à l'agrégation, 33% au CAPES)...

Cette nouvelle diminution des recrutements, que les candidat-e-s n'ont apprise qu'à quelques semaines seulement des épreuves, nous semble totalement injustifiée : en effet, la Direction de l'Evaluation et de la Prospective estime les besoins de recrutements nouveaux à 17.300 pour couvrir les départs en retraite, et cela même en tenant compte de l'évolution des effectifs des élèves. Or, après cette diminution, ce sont seulement 10.320 postes qui seront pourvus.

Nous manifestons donc notre inquiétude quant à la possibilité, pour les élèves, d'apprendre et pour les enseignants d'enseigner dans des conditions acceptables, quand près de 7.000 postes supplémentaires de titulaires seraient nécessaires. Et nous doutons que le remplacement généralisé d'enseignants titulaires par des contractuels et vacataires, sans protection sociale ni formation, soit une solution aux besoins réels de l'école du XXIe siècle.

Nous exigeons donc l'augmentation du nombre de postes aux concours de recrutement de l'enseignement secondaire, en fonction des besoins réels de chaque discipline.
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TOUS ENSEMBLE CONTRE LA PRECARITE, Titulaires, non titulaires, enseignants, TOS, Vie Scolaire, …

Les personnels de l'Education s'opposent au licenciement de plus de15000 collègues non-titulaires. «Ces fins de contrats » s'accompagnent de la multiplication de situations de plus en plus précaires : vacataires, emploi de vie scolaire (C.A.E, contrat d'avenir), temps partiel imposé pour les personnels de GRETA, début de démantèlement de la MGI, réforme inacceptable du régime obligatoire de retraite complémentaire des agents non-titulaires.

Ces collègues au chômage se retrouvent sans ressource (indemnités de chômage versées après plusieurs mois). Ce chômage massif est d'autant plus scandaleux alors que des besoins criants existent à tous les niveaux du système éducatif (classes sans prof, suppléances non assurées, classes surchargées) et que le ministre prétend imposer par le décret du remplacement de courte durée en interne (la loi Fillon) encore plus d'heures supplémentaires et de flexibilité aux personnels en poste.

La précarité ne touche pas seulement les enseignants et la vie scolaire. De nombreux TOS (contractuels) sont au chômage depuis la rentrée et la décentralisation de ces personnels au 1er janvier 2006 menace des milliers d'emplois précaires.

Après la dernière session des concours réservés et examens professionnels, aucune nouvelle mesure de titularisation n'est offerte en premier lieu à cause des restrictions budgétaires. Au contraire, la loi du 27 juillet 2005 prétend instaurer la possibilité de recourir à de nouveaux CDD ouvrant, éventuellement, sur un CDI sans aucune garantie de réemploi et de titularisation.

Aujourd'hui les actions se multiplient dans plusieurs académies (Créteil, Versailles, Nice, Bordeaux, Toulouse). Des collègues campent devant les rectorats pour exiger d'être entendus.

Nous sommes solidaires de ces actions. Nous exigeons d'être reçus par le Ministre de l'Education Nationale afin d'obtenir des mesures immédiates pour assurer le réemploi des précaires en excluant le recours à la vacation inacceptable pour les collègues comme pour le service public et les élèves.

Les personnels soussignés exigent du ministère et des rectorats :

- Le réemploi de tous les non-titulaires à l'année et à plein traitement sans recours aux vacations.
- Le paiement immédiat du chômage.
- L'amélioration immédiate des conditions de travail des non-titulaires (reconnaissance de l'ancienneté et grille des salaires évolutive ; paiement des mêmes primes et indemnités que les titulaires : droit réel à la formation, reclassement revalorisé).
- De nouvelles mesures de titularisation pour tous dans les corps de la fonction publique.
- Arrêt de recrutement de nouveaux non-titulaires et augmentation des postes de titulaires.

SE-UNSA, SNEP, SNES, SNUEP, SUD-EDUCATION, UNSEN-CGT
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