Cette rubrique regroupe des infos et des textes venant d'autres individus ou organisations, et publiés en l'état.
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Débats,infos, questions.
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Le combat des lycéens et des enseignants est notre combat !
La FSE appelle les étudiants à participer massivement aux manifestations aux côtés des lycéens et enseignants.
Le mouvement lycéen et enseignant contre les suppressions de postes et le rapport Pochard monte en puissance. De plus en plus de lycées sont bloqués. Les manifestations lycéennes sont de plus en plus importantes. Le gouvernement, comme à son habitude répond par une répression d'une grande violence: gazages pour empêcher les rassemblements, violences policières, arrestations, etc.
Quand les jeunes se mobilisent, la réponse est la matraque.
Pour avoir une chance d'obtenir la satisfaction des revendications, il ne suffira pas d'avoir pour seule perspective nationale une manifestation le dimanche 18 mai comme semble le proposer la principale organisation enseignante !
Au contraire, l'exemple d'une large intersyndicale qui appelle à la grève le jeudi 10 avril dans la région parisienne est certainement le bon.
Les travailleurs continuent d'exprimer leur colère. Les grèves contre les licenciements ou pour la revalorisation des salaires se multiplient pendant que le gouvernement prépare de nouvelles attaques contre les retraites, contre le droit du travail et beaucoup d'autres (LRU, plan licence, plan campus, rapport Pochard, rapport Attali, loi sur le marché du travail).
Après les défaites subies par les travailleurs et les étudiants cet automne, il faut tirer des bilans.
L'heure n'est pas à de prétendues négociations entre « partenaires sociaux », il faut informer, organiser, préparer les bases d'une future riposte, la plus large possible.
Parmi les étudiants la combativité n'est pas morte, les étudiants de l'IEP de Toulouse sont en grève contre la hausse des frais d'inscription, les étudiants en travail social se mobilisent pour sauvegarder leur formation.
La FSE appelle l'ensemble des étudiants à se réunir en Assemblées Générales, il s'agit d'informer sur les contre-réformes actuelles et à venir, de s'organiser, bref de préparer les conditions d'une future mobilisation victorieuse.
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La FSE soutient les lycéens et leur coordination d'Ile de France dont l'appel reflète le combat bien mieux que les « leaders » auto-proclamés et médiatiques. La voie de l'auto-organisation est la plus juste et la plus efficace comme l'ont bien prouvé les mouvements contre le CPE et la LRU.
La FSE appelle les étudiants à se réunir en Assemblées Générales et à rejoindre les lycéens dans la rue.
Les revendications des lycéens sont les nôtres, leur combat est le nôtre.
Appel de la Coordination Lycéenne d'Ile de France du 14 avril
Nous, lycéens représentants de 36 lycées d'Ile de France, appelons l'ensemble des lycéens à amplifier la mobilisation contre la casse de l'Education. Nous nous battons contre les suppressions de postes dans l'Education Nationale, et contre la mise en place d'une éducation à deux vitesses. Nous refusons la division entre « lycées d'élite » (avec beaucoup de profs et d'options) et « lycées poubelles » (avec ce qui reste, c'est-à-dire presque rien !). Nous nous battons pour un même droit à l'éducation, dans tous les quartiers, dans toutes les régions.
Nous revendiquons :
- Rétablissement des 11 200 postes dans l'EN ; 25 élèves par classes dans les lycées généraux et dédoublement des classes en lycées pro.
- Maintien des BEP et des Bac Pro en 4 ans.
- Maintien de toutes les options.
- Non à l'éducation à deux vitesses, aucune application des mesures du rapport Pochard qui renforce les inégalités entre établissements avec un financement au mérite.
- Non à la destruction des services publics.
- Respect des droits des lycéens, notamment en matière de droit à l'expression et à l'organisation.
Le mouvement qui a commencé il y a plusieurs semaines prend de plus en plus d'ampleur. Le 10 avril, nous étions 40 000 à manifester à Paris, et 80 000 dans tout le pays.
Pour amplifier la mobilisation dans tous les lycées déjà mobilisés, nous devons réunir les lycéens en Assemblées Générales. Cela permet de discuter du mouvement, des revendications et de décider ensemble des moyens d'action.
Cela permet aussi d'entrainer plus de lycéens dans la mobilisation.
Pour mettre le gouvernement sous pression et étendre le mouvement, la grève est le seul moyen. Par les débrayages et les blocages, nous devons stopper les cours, nous réunir et nous mobiliser. Débrayages et blocages ne sont pas des fins en soi, ils doivent être un moyen pour être plus nombreux en AG ou en manifestation. Les manifs sont fondamentales, car elles permettent de populariser le mouvement et de montrer notre force.
Le temps dégagé par les blocages et les débrayages doit nous servir pour étendre le mouvement, pour aller populariser la grève sur les autres lycées du quartier et pour structurer le mouvement localement.
Le gouvernement et les administrations des lycées cherchent à stopper le mouvement par tous les moyens possibles. Partout, la police joue la carte de la provocation pour arrêter les leaders locaux. Dans les lycées, les administrations utilisent aussi la répression pour faire taire les lycéens (appels aux parents, exclusions temporaires ou définitives). Nous condamnons toutes les formes de répression contre le mouvement. Notre lutte est légitime, on ne nous fera pas taire !
Face à la politique du gouvernement qui s'attaque à nos droits, nous devons répliquer par un mouvement de toute l'Education Nationale, lycéens, enseignants, personnels et parents d'élèves.
Cette politique s'attaque aux profs et aux lycéens, mais aussi à l'ensemble des jeunes et des salariés. Ce mouvement doit être le premier pas d'un mouvement d'ensemble de tous les jeunes et les salariés qui seul pourra stopper cette politique.
Nous appelons à un rassemblement devant le rectorat de Paris, mercredi 16 avril à 15h30.
Nous appelons à une coordination nationale le samedi 19 avril à Paris, pour réunir les lycéens mobilisés du plus de villes possibles, et nous fixer des perspectives communes.
Nous appelons dès maintenant à une journée de grève et de manifestation nationale le mardi 6 mai.